Archive pour la catégorie ‘bieres’

La bière et ses styles

Mardi 27 mai 2014

Si je vous parle de bière blonde, de rousse, de brune ou de noire. Ça vous dit quelque chose? Probablement que oui. C’est un type de classification des bières assez commun au Québec. Par contre, si je vous donne une noire qui goûte presque la « blonde » (schwarzbier) ou bien une blonde à 9% d’alcool (triple belge). Est-ce que le nom s’applique encore? Peut-on vraiment classifier une bière par sa couleur?

La question des styles est un sujet qui suscite beaucoup de débats dans le milieu de la bière. C’est subjectif et un peu comme en politique. À l’extrême gauche, on a les anarchistes qui disent que les styles briment la créativité et qui sont offusqués si on tente de classifier leurs produits.  À l’extrême droit, on a les conservateurs qui n’oseront jamais sortir des sentiers battus et qui boudent les bières extravagantes ou hors de l’ordinaire.

Aussi bien vous en avertir tout de suite, ce texte contiendra de mes opinions à ce sujet!

 

La guerre des styles

Tout d’abord, regardons les forces et les faiblesses de chaque côté :

Sans style : Si on regarde la bière comme un art, il est absurde de restreindre sa créativité avec des styles ou des limites. On devrait avoir la liberté de brasser ce que l’on désire, comme on l’imagine. Est-ce que la brasserie Dogfish Head serait rendue là si elle s’était contentée de brasser de la bière normale? Pas du tout. Non seulement ils ont créé des bières uniques, mais celles-ci ont inspiré une multitude de brasseurs! Par contre, si on est toujours marginal, il est très probable qu’on ne puisse plaire à bien des gens. Puis, ce n’est pas parce que c’est différent que c’est bon (ou mauvais).

Avec styles : Un  avantage indéniable de la classification par styles est la survie et la redécouverte de certaines bières. Par exemple, la Vienna lager n’était plus vraiment brassée commercialement dans sa région d’origine. Le style a tout de même survécu au Mexique, mais la bière a changé avec le temps. Sans répertoire de styles, la classique Vienna lager n’existerait plus aujourd’hui. Il y aussi plusieurs bières historiques qui refont surface de cette façon (ex : Grätzer). Ensuite, des facteurs comme l’eau, les types de malt, de levure et de houblon, l’évolution des équipements et des concepts de brassage, les lois, températures et conditions d’entreposage et plus encore ont tous eu des impacts sur les bières dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’elles ont été faites comme ça. Ce n’est pas parce les brasseurs manquaient de créativité que les bières ont convergé en ces styles, mais plutôt parce que chaque pays ou région s’est efforcé de faire le meilleur avec leurs matière première. Et c’est ainsi que de grandes merveilles ont été créées. Pourquoi faudrait-il ignorer tout le travail de nos prédécesseurs?

 

Les répertoires

Il existe plusieurs répertoires et méthodes pour classifier les bières. Il y en a aussi qui s’ajoutent au fil du temps. Personnellement, je trouve que la classification du Beer Judge Certification Program (BJCP) (http://www.bjcp.org/stylecenter.php) est la plus complète et représentative avec environ 80 styles, à ce jour. C’est sur ce répertoire que je développerai. Comme elle est la plus répandue/reconnue en Amérique du Nord, je crois qu’il serait bien qu’elle soit majoritairement utilisée pour que tout le monde puisse se comprendre, avoir un « langage » commun ou des références qui permettent de ne pas recommencer à zéro quand on veut décrire une bière.

Leur but n’est pas de restreindre les gens, mais de regrouper et classer les styles classiques ou historiques. On y retrouve des catégories (ex : pilsner, bières sûres, stout, etc.) ainsi que des sous catégories (ex : pilsner allemande, bohémienne, américaine). Chaque sous-catégorie contient une marge acceptable pour l’amertume, la couleur, le % d’alcool ainsi que la densité initiale/finale pour le style. On y retrouve aussi un texte qui y décrit ce qu’on peut ou ce qu’on doit  retrouver au niveau de l’arôme, l’apparence, la saveur, la texture, des ingrédients, le survol du style et plus encore. Certains critère sont facultatif. Certains ne le sont pas. Il faut bien y faire attention pour interpréter tout ça correctement.

Il y a des bières qu’on ne peut pas placer dans le répertoire parce que les styles sont trop récents ou pas assez répandus (IPA noire, par exemple). Pour ces bières, on a créé quelques catégories/sous catégories comme « bières de spécialité », « autres bières fumées », etc. Comme le répertoire est mis à jour de temps à autre, des modifications sont apportées périodiquement.

 

Compétition

Un des buts principaux du BJCP est d’offrir des lignes directrices pour les compétitions de bière artisanale. C’est la meilleure façon qu’ils ont trouvé de faire une compétition de la façon la plus objective que possible. Comment pourrait-on comparer une pilsner à une rouge des Flandres? C’est comme comparer une pomme et une orange! Grâce au BJCP, les entrées peuvent être jugées et notées selon le style et non en comparaison aux autres bières ou selon les préférences du juge.

 

Brasser par style

Voici quelques conseils pour bien brasser un style en particulier :

-          Bien connaitre le style. C’est en connaissant les saveurs, arômes et textures recherchées qu’il est possible de fabriquer une recette en conséquence. Le BJCP comporte souvent une section « ingrédients » qui parle des ingrédients incontournables

-          Utilisez des produits provenant de la région du style. Ça vaut souvent la peine d’être prêt à investir quelques dollars de plus pour avoir des malts, houblons ou levures qui proviennent de cette région.

-          Intéressez-vous au profil de l’eau de la région du style. Essayez de trouver le profil minéral idéal pour le style et ses ingrédients puis ajustez votre eau en conséquence. L’eau peut avoir  beaucoup d’influence sur le goût d’une bière!

 

Bière maison/commerciale

En tant que brasseur maison, le style de la bière n’a peut-être pas aussi d’importance qu’au niveau commercial. Quand je fais déguster ma bière à quelqu’un, je lui décris généralement ce qu’il va boire avant ou après. Par contre, en tant que consommateur, quand je me procure une bouteille au magasin, je m’attends à ce que l’on me dise ce que je m’apprête à acheter ou boire. Et surtout, je m’attends à ce que le contenu de la bouteille soit représentatif du style annoncé! Si j’achète une IPA impériale et que j’obtiens un vin d’orge américain, je ne serai pas un client satisfait même si elle est bien bonne! Les deux styles ne sont pas si loin, mais ils ont de très importantes différences qui changent complètement l’expérience. En plus de tromper le client, ça lui donne une mauvaise éducation au sujet de ce style!

 

Bref, avec la multitude de produits désormais disponible au Québec, n’est-ce pas un peu dépassé de référer une bière uniquement par sa couleur? Je crois que oui. Un répertoire de style comme le BJCP a beaucoup à nous offrir à condition que l’on reste ouvert aux nouveautés et à la créativité.  Je crois que c’est à l’avantage de tous de retrouver cette information sur les bouteilles.

Je participe cette année à l’organisation d’un concours de brassage amateur sanctionné par le BJCP qui se déroulera les 12 et 13 juillet : Le M.A.L.T des MontreAlers. J’y serai aussi juge pour une deuxième année. Si ça vous intéresse de participer. Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires au www.MontreAlers.ca

Des accords bières et bouffe : du jerky, du chocolat et des Grok!

Jeudi 13 juin 2013

Les accords bières et mets sont de plus en plus populaires et avec raison – c’est souvent l’occasion de faire de délicieuses découvertes. Mais dans la vraie vie (la vraie de vraie), nous n’avons pas toujours le loisir d’élaborer des accords gastronomiques complexes. Dans ces moments où le temps file, je m’en remets à mes classiques les plus simples pour l’apéro ou le dessert; voici quelques exemples :

  • Du jerky de saumon avec un bon vin d’orge (barley wine) pour le contraste sucré-salé;
  • Du chocolat noir avec un stout impérial pour la complémentarité divine.

Il n’y a pas de recette, pas de procédure. Je ne suis pas un théoricien de l’accord parfait, je suis un épicurien du plaisir spontané. Lorsque j’organise des dégustations bières et fromages à la maison, je choisis quelques bières de styles différents, une sélection variée de fromages et j’incite mes invités à goûter chaque fromage avec chaque bière. En plus de nous permettre de manger PLUS de fromage, cette façon de faire, un peu à tâtons, nous permet de tirer des conclusions sur ce qui fonctionne le mieux et ce qui est moins intéressant.
Récemment, j’ai découvert un nouveau produit qui peut accompagner la bière pour une soirée bien tranquille, une alternative santé aux croustilles par exemple : Les Grok. Il s’agit d’une collation entièrement constituée de fromage Grana Padano, un fromage italien similaire au parmesan, cuit au four. Vous pouvez en manger sans remords avec votre bière préférée, je pense à une bonne brune anglaise aux noix (La British de la microbrasserie À la Fût) ou même à la Glutenberg rousse de BSG qui, comme les Grok, ne contient pas de gluten. Si vous vous sentez plus créatif, vous pouvez aussi intégrer les Grok dans des recettes (tartare, hors d’oeuvre, salades, etc.). Je suis tombé sur une vidéo de Bob le chef qui met justement ce produit en valeur avec simplicité et bon goût.

Et parlant de Grok, il y a un concours sur leur page Facebook qui pourrait vous permettre de gagner 300$ en argent ou des produits Grok. Vous avez encore toute la fin de semaine pour participer (jusqu’à lundi 17 juin à 14h). Ça ne coûte rien d’essayer : https://www.facebook.com/GrokCanada/app_601289279883298

Pour le reste, j’aimerais connaître vos accords classique les plus simple pour marier la bière et la nourriture. Laissez un commentaire ou joignez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/BieresduQuebec

Suggestions bières hebdo : Propolis et Seigneuriale

Vendredi 7 juin 2013

Deux bières, trois descriptions… allez savoir pourquoi!

Propolis – Brasserie Dunham

Blonde voilée avec une mousse très dense et épaisse. Le nez est levuré et il évoque les agrumes. En bouche, la bière se présente sous un jour très pétillant – l’effervescence est redoutable – avec des saveurs florales, des notes plus sucrées et une finale légèrement épicée. Je suis un fan de Dunham et notamment de sa Saison Rustique. À ce titre, je ne savais pas comment approcher cette Propolis qui se veut une remplaçante légitime de la Wit. Cette bière est définitivement meilleure que sa «prédécé-soeur»!

Seigneuriale – Unibroue

J’ai dégusté cette bière il y a au moins cinq ou ans lors de sa dernière parution sur les tablettes et je l’ai goûtée à nouveau récemment. Pour le plaisir de l’exercice, je vous présente mes notes de dégustation de jadis et d’aujourd’hui :

Jadis : Orange thermos des années 70. Joli bouillon. Un peu d’abricot et de banane au nez. Des Honeycombs (!) et du pain aussi. En bouche, le sucré nous attaque, l’amertume nous défend, l’épicé nous surprend, le floral nous questionne. Puis, dans une ritournelle, l’alcool s’affirme enfin comme une consolation au dilemme des saveurs. La banane nous revient. Voilà une autre bonne bière d’Unibroue que je souhaite voir revenir sur le marché. Beaucoup de surprise et de mystère. Une vraie bière de dégustation.

Aujourd’hui : Bière de couleur orangée avec une mousse précipitée. Le nez laisse transparaître quelques parts d’épices et de fruits (banane, poire). En bouche, le rappel des fruits est imminent avec une touche de caramel et de saveurs enrobantes levurées et épicées. Je suis vraiment heureux qu’Unibroue ait décidé de faire revivre ce classique, ne serait-ce que pour l’immortaliser une fois de plus.

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Week-end illimité : boire le meilleur de Montréal

Mardi 4 juin 2013

Parfois, je me dis que j’aimerais faire la tournée des meilleurs broue pubs (microbrasseries) à Montréal, ceux qui brassent leur propre bière. En fait, je ne voudrais pas tous les visiter dans une seule journée, mais peut-être en identifier quelques-uns qui m’intéressent particulièrement et déterminer un trajet qui pourrait me permettre de boire le meilleur de Montréal le temps d’une fin de semaine. Évidemment, c’est le genre de projet qu’il faut planifier pour éviter de perdre du temps et de l’argent. Et c’est là que l’astuce est de mise…

Avez-vous entendu parler du titre de «week-end illimité»? C’est un nouveau titre de transport de la STM qui est disponible depuis le début de l’année. Grosso modo, ce titre vous permet de vous déplacer à volonté en bus et en métro, dans l’ensemble du réseau STM, à partir du vendredi 18h et jusqu’au lundi matin 5h et ce pour 12$. Je pense que ce titre représente la solution idéale pour rendre ma tournée efficace et à bas prix.

Alors maintenant que je sais comment je vais me déplacer, voici mon plan de match :

Vendredi 18h : Je prends le métro jusqu’à la station De l’Église pour aller visiter le nouveau Benelux qui vient d’ouvrir à Verdun. Je dois dire que leur première succursale, celle sur Sherbrooke, est l’une de mes destinations bière préférées à Montréal et je suis sûr qu’ils ont fait quelque chose de bien au nouvel emplacement. Évidemment, je vais tenter de dénicher un verre exquis de Grande Armada, s’il en reste (parce que non, ce n’est pas un produit régulier).

Vendredi 20h : Je descends à nouveau dans le métro pour rejoindre la station Berri-UQÀM au centre-ville. Rendu là, je pourrai visiter le Saint-Bock (pour ses nombreuses lignes de fût et son impressionnante sélection de bières importées en cave), l’Amère à Boire (pour leur blanche que j’adore) et le Cheval Blanc (pour ses récentes bières houblonnées qui font jaser). Ces trois pubs se parcourent aisément à la marche une fois dans le secteur. Un verre dans chaque établissement pour demeurer sage… mais surtout pour garder la forme pour le lendemain.

Vendredi 22h : Je rentre à la maison comme un grand.

Samedi 19h : Je me faufile jusqu’au métro Rosemont et j’attrape l’autobus qui me mènera jusqu’à l’avenue de Lorimier pour commencer la soirée en beauté au Broue Pub Brouhaha. Il y a plein de classiques instantanés à découvrir là-bas. En plus, si vous passez le mardi à partir de 15h, le Brouhaha fait une nouvelle tentative dans son Randall. Pour les non-initiés, le Randall est un dispositif qui permet d’infuser des saveurs dans la bière à même la ligne de fût. À partir de là, tout est permis: j’ai déjà vu des bières être infusées de houblon, de fruits et même de bacon!

Samedi 20h : J’attrape à nouveau l’autobus pour continuer vers l’Est jusqu’au Boulevard Saint-Michel. Ensuite, je marche jusqu’au bar La Succursale qui vient de célébrer son deuxième anniversaire pour me laisser tenter par leur nouveau barley wine. Cheers!

Samedi 21h : La soirée est jeune, j’attends l’autobus sur Saint-Michel pour me rendre jusqu’à la station Joliette. À partir de là, je peux marcher jusqu’à l’Espace Public – Brasseurs de Quartier pour clore la soirée avec la recommandation que le barman me fera sur place. Des fois il faut se laisser conseiller!

Samedi 22h30 : Je rentre à la maison comme je peux.

Dimanche 17h : Je commence la soirée plus tôt pour pouvoir manger sur place et pour finir plus tôt; je travaille le lendemain. Pourquoi ne pas commencer par les 3 Brasseurs près de la station Peel? Ils servent de bonnes flammekueches et ils ont quand même quelques bières intéressantes au menu.

Dimanche 19h : Un week-end illimité de microbrasseries à Montréal ne serait pas parfait sans un arrêt chez Dieu du Ciel! qui se trouve près du Métro Laurier. Une fois chez Dieu du Ciel!, je ne peux pas vous dire à quelle heure je rentrerai chez moi… mais je rentrerai! Si je peux avoir un verre d’Herbe à Détourne (merveilleuse triple houblonnée au houblon Citra), je serai au septième ciel!

***

Au total, j’aurai fait 10 déplacements (ou plus) pour 12$. Si ça se trouve, j’aurai économisé assez d’argent pour me payer une pinte de plus! Alors, vous embarquez avec moi? Je vous réchauffe une place dans le troisième wagon à partir de la gauche ;)

Suggestions bières hebdo : 5 bières québécoises à ne pas manquer au Mondial de la Bière

Samedi 1 juin 2013

Il ne reste que deux soirées avant la fin du 20e anniversaire du Mondial de la Bière. L’heure n’est pas encore au bilan pour cette édition 2013, mais j’anticipe un réajustement majeur pour l’an prochain. Toutefois, je m’en tiendrai – pour l’instant – à quelques suggestions puisque le temps file. En guise de suggestions de la semaine, voici mon top 5 des meilleures bières québécoises que j’ai eu la chance de déguster au festival cette année.

5- Berlin Alexanderplatz – Hopfenstark
Bière de couleur pâle, voilée, avec un nez de bananes et de limonade très citronnée. En bouche, l’acidité et le côté sûr prennent toute la place. Au final, après le combat, ne reste qu’un arrière-goût fruité.

4- Grätzer – La Succursale
Jaune paille, très pâle et limpide avec un impressionnant nez boucané. La fumée se poursuit admirablement en bouche sur une trame acidulée. Une belle découverte au Mondial cette année.

3- Nano IPA – Brasseurs Sans Gluten
Blonde trouble et peu mousseuse. Nez d’herbe fraîchement coupée et de houblons verts; c’est merveilleux. En bouche, le côté fruité des houblons s’exprime avec force. L’une des meilleures bières de Brasseurs Sans Gluten à ce jour, selon moi.

2- Bonheur – Le Cheval Blanc
Blonde voilée de joie. Nez puissant de houblons fruités. La bouche est tropicale, un peu mince, mais foutrement satisfaisante en saveurs. Le bonheur, c’est Stéphane Thibodeau qui me l’a servi avec le sourire!

1- Tante Tricotante Chardonnay – Microbasserie du Lac Saint-Jean
Bière blonde-orangée, voilée, avec un nez de fruits mûrs. En bouche, le boisé donne toute ses lettres de noblesse à cette bière que je trouvais déjà exquise. Les agrumes prennent leur place dans un flux à la fois vanillé et boisée… Totalement dans ma palette!

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Quelques mentions spéciales :

- La Choutte (porter fumé) d’Archibald – Je ne savais pas que cette microbrasserie pouvait aller jouer dans ce registre. À quand du porter fumé en cannette?

- Solstice d’Été (bière sûre aux framboises) de Dieu du Ciel – Encore un succès à prévoir pour cet été. Surveillez ce brassin momentum qui sera encore disponible en quantité TRÈS limitée au mois de juin.

- La Gose de l’Alchimiste – J’ai bu quatre Gose dans ma vie, je ne considère pas que je suis un spécialiste pour analyser le style. Si je la compare à celle des Trois Mousquetaires qui est disponible en bouteille depuis quelques semaines, je dirais que celle-ci est moins sûre et plus salée. Le profil des Gose québécoises commence à se dessiner, on aime ça!

Suggestions bières hebdo : Dominus Vobiscum Triple et «E»

Vendredi 24 mai 2013

Cette semaine, je vous présente l’un de mes classiques : la Dominus Vobiscum Triple de la Microbrasserie Charlevoix. Ma deuxième suggestion est une nouveauté; il s’agit de la «E», la cinquième bière de la série alphabétique de Brasseurs Illimités. J’aime l’audace et la créativité de cette série. Par ailleurs, j’ai assisté au BBQ annuel de la brasserie et j’ai pu goûter à d’excellents produits qui seront sur les tablettes très bientôt. À surveiller!

Dominus Vobiscum TripleMicrobrasserie Charlevoix

Blonde orangée et voilée avec une mousse précipitée qui s’éteint tranquillement. Nez évident de levures avec une pointe d’oranges, de bonbon sucré et un peu d’alcool quand on en cherche. Au goût, ce sont surtout les épices qui s’expriment sur un fond d’agrumes, d’alcool et de poivre. Du grand art belge… à Baie-Saint-Paul!

«E» – Brasseurs Illimités

Bière cuivrée, parfaitement limpide avec une belle effervescence et un col de mousse éphémère. Le nez vacille entre le houblon et le caramel. On décrit cette Pale Ale Américaine comme une «Cascade Light» et j’aurais tendance à être d’accord avec l’appellation. La saveur est présente, mais tout se trouve dans les nuances. Buvabilité extrême!

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Suggestions bières hebdo : Herbe à Détourne et Gose

Vendredi 17 mai 2013

En ce beau vendredi (qu’il fasse soleil ou non dans votre coin de pays, le vendredi c’est toujours «beau»), je vous suggère deux bières qui sortent des sentiers battus. Quand je parle de sentiers battus, je ne parle pas d’un sentier qui aurait été maltraité dans sa jeunesse, je parle d’un sentier bien frappé qui aurait vu passer beaucoup de paires de bottes ou – comme dirait Félix – plusieurs paires de souliers qui ont beaucoup voyagé! Sur cette note semi-poétique, décapsulez-vous une bonne bière et passez un bon week-end.

Herbe à Détourne – Dieu du Ciel!

Bière ambrée / dorée et voilée avec une mince couronne de mousse. Le nez est totalement Citra (rien d’autre!). De l’ananas, de la mangue et des agrumes émanent sans réserve. En bouche, le tout se confirme avec un gros punch aux fruits houblonné à souhait. C’est une fête divine pour les papilles. L’amertume fruitée mène la danse jusqu’à la finale, plus alcoolisée, qui réchauffe avant le rappel. Cette bière a beaucoup plus de points en commun avec la dernière IPA américaine que j’ai bue qu’avec l’ensemble des Tripel que j’ai dégustées dans ma vie… mais quand j’aime, je pardonne tout. Cheers to that!

Gose – Les Trois Mousquetaires

Les Trois Mousquetaires viennent d’embouteiller la première Gose au Québec, un style d’origine allemande assez particulier. En quelques mots, une Gose est une bière sûre avec une touche de sel et de coriandre. Voici comment j’ai apprécié ma bouteille : Au premier coup d’oeil, je me retrouve devant une bière blonde et trouble, agrémentée d’un film de levure qui descend tranquillement dans une danse tourbillonnante vers le fond du verre. À nez levé, je sens un peu de sécheresse et j’anticipe une acidité citronnée qui frise déjà les poils de mes narines. En bouche, l’acidité est d’abord percutante, mais le feu s’éteint en douceur dans une finale dangereusement rafraîchissante. L’aspect salé et la coriandre s’installent après quelques gorgées et les saveurs s’incrustent en subtilité en nous rappelant incessamment de retourner à notre verre pour une autre lampée.

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Suggestions bières hebdo : Trois Mousquetaires Blanche et 3 Brasseurs Triple

Vendredi 10 mai 2013

Cette semaine, je vous suggère deux bières réunies sous le concept du chiffre 3 : une bière des Trois Mousquetaires et une bière des 3 Brasseurs.

BlancheLes Trois Mousquetaires

J’ai eu la chance de redécouvrir cette merveilleuse blanche, désormais brassée avec du blé allemand et avec la fameuse levure Weihenstephan qui confère de merveilleux arômes de banane à la bière. Avec sa jolie robe orangée, voilée au possible et légèrement mousseuse, cette blanche séduit au premier coup d’oeil. Le nez est fruité avec une poursuite en bouche qui se confirme avec des saveurs de pêche, d’ananas et de banane. Le portrait se complète admirablement bien avec une touche de levure, du girofle et quelques grains de poivre.

La Triple – Les 3 Brasseurs

J’étais heureux cette semaine d’apprendre que les 3 Brasseurs embouteillent et distribuent désormais quelques-uns de leurs produits. Leur Triple est une bière dans les teintes orangées avec beaucoup de mousse en guise de coiffe. Cette mousse persistante ressemble à de la ouate. À travers les nuages, un nez de houblons frais, de citron et d’épices arrive à percer. En bouche, les papilles en ont plein les mains (!) : les épices, le houblon et l’alcool se mélangent harmonieusement et confèrent du corps à cette bière que j’aurais cru plus mince. Les 3 Brasseurs ont leur place sur le marché de la bouteille.

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Suggestions bières hebdo : Stout à l’avoine et Carrick

Vendredi 3 mai 2013

Je l’ai souvent écrit, expliqué et crié sur la voie publique – sans me faire arrêter par la police –, mais la couleur d’une bière n’a rien à voir avec sa saveur. Évidemment, la couleur peut nous donner quelques indices sur ce qu’une bière peut goûter, mais il ne faut pas généraliser. Pour le prouver, mes deux suggestions de cette semaine sont deux bières qui ont pratiquement la même couleur, mais qui n’ont que très peu de points commun sur le plan des saveurs. Ça vous tente d’essayer?

Stout à l’avoine – Microbrasserie Le Castor

Brune foncée avec un mince col de mousse éphémère. Nez de grains fumés, de chocolat et… d’arachides. En bouche, c’est le malt fumé qui s’exprime en premier en laissant place à des notes plus sucrées avec un peu de cacao en second plan. Une belle rondeur se déploie avec le pétillement soutenu et le sucré qui se prolonge jusqu’en finale. Très belle bière de dégustation.

Carrick – Le Naufrageur

Brune foncée, presque noir — il s’agit probablement du scotch ale québécois le plus foncé que j’ai bu dans la dernière année. Nez légèrement anisé avec un peu «bonbon» en périphérie. En bouche, la bière se prononce de façon beaucoup plus sucrée qu’escompté. L’alcool prend beaucoup de place. La finale nous laisse quand même une bonne amertume (malgré l’IBU de 28 annoncé). Je note aussi des saveurs de fumée. Par ailleurs, cette Carrick a quelque chose d’un bon whisky. Si je voulais m’approprier une phrase surutilisée auprès des amateurs de bières au Québec, je dirais que «c’est bon dans yeule»!

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Suggestions bières hebdo : Dunham Pils et «C»

Vendredi 26 avril 2013

Mes deux suggestions de cette semaine sont des bières qui revendiquent le style pilsner (j’aurais pu écrire pilsener, pils ou même pilsen; on parle de la même chose). À la base, une pilsner est une bière blonde claire à fermentation basse, moyennement houblonnée, avec une finale plus ou moins sèche selon les intentions du brasseur. Ce type de bière a été créé en 1842 à Pilsen en Bohême, mais rien ne nous empêche d’en avoir des bonnes en 2013 au Québec!

Dunham Pils – Microbrasserie Dunham

Blonde semi-voilée avec un mince col de mousse tout de même assez persistant. Nez plutôt discret de céréales avec une touche de lime et d’herbes fraîches (houblons). En bouche, la bière est plutôt acqueuse, mais les saveurs attrapent la balle au bond en donnant leur «corps» à la science et à la bière. Une amertume citronnée prend la relève assez rapidement et – pendant que nos papilles sont soudoyées – une sécheresse s’installe confortablement pour clore le spectacle. C’est une réussite exemplaire vis-à-vis du style, mais je m’attendais à quelques écarts de comportement plus spectaculaire (en étant conscient que le style ne le permet pas) de la part d’une brasserie que je considère désormais comme «les rois du houblon» au Québec.

C – Brasseurs Illimités

Blonde ambrée, limpide, avec un fin col de mousse. Nez de citron et de céréales fraîches avec quelque chose de sucré qui fait penser au miel. En bouche, des notes houblonnées et sucrées se renvoient la balle dans une harmonie complémentaire splendide. Le citron nous revient en nous offrant la même fraîcheur qu’un thé glacé à la même saveur… mais avec beaucoup plus de classe. J’ai adoré.

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