Articles avec le tag ‘biere’

MovemBEER – Comment joindre l’utile à l’agréable?

Mardi 6 novembre 2012

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux sont probablement déjà au courant puisque j’en ai déjà parlé beaucoup — je participe au Movember cette année. Je l’ai même rebaptisé MovemBEER pour faire «mousser» ma participation à cette belle cause. En plus de me faire pousser une horrible moustache, je ferai tirer quelques bonnes bouteilles de la microbrasserie Le Trou du Diable à la fin du mois parmi toutes les âmes généreuses qui auront fait un don d’au moins 10$ sur mon profil Movember.

À gagner :

  • Une Impératrice 750 ml vieillie 1 an
  • Une Amère Indienne 500 ml
  • Une Shawinigan Handshake gracieuseté de l’équipe du Trou du Diable
  • Un verre de dégustation de la bière Cheval Blanc

En plus d’être difficiles à trouver sur les tablettes, les bières du Trou du Diable sont réputées pour être excellentes (certainement parmi les meilleures au Québec). Si vous avez envie de participer avec un don, c’est par ici : http://mobro.co/biereluc

Vous pouvez suivre mon aventure sur Facebook : https://www.facebook.com/BlogueBiereLuc

Suggestions bières hebdo : Wee Heavy Bourbon et Magouille

Vendredi 26 octobre 2012

Avez-vous soif? Ça tombe bien, la fin de semaine est à nos pieds! Et comble de bonheur, j’ai deux bières assez solides à vous présenter aujourd’hui.

Wee Heavy Bourbon – Microbrasserie le Castor

Les bouteilles du Castor ne sont pas sur les tablettes depuis très longtemps, mais c’est toujours un plaisir de les découvrir. Après leur Pale Ale et leur Stout à l’avoine (leurs produits réguliers à ce jour), voilà qu’ils nous présentent un brassin Grande Réserve : La Wee Heavy Bourbon. En gros, nous avons droit à une ale écossaise vieillie en fût de chêne de bourbon. En bouche, c’est très intense; le boisé impose une sécheresse vanillée alors qu’un sucre résiduel – assez bien balancé merci – s’étale en largeur. Du whisky plein la bouche mes amis!

Magouille – Brasseurs Illimités

Les bières à la citrouille goûtent – plus souvent qu’autrement – davantage les épices que la citrouille. Muscade, cannelle, girofle : voilà ce qu’on nous sert généralement dans une ale à la citrouille. Plusieurs brasseurs poussent même l’audace jusqu’à ne pas utiliser de citrouille dans leur bière à la citrouille. Ce constat me fiche la trouille! Chez Brasseurs Illimités, on a décidé d’embouteiller un produit brassé avec près de 1000 livres de citrouille. Vous trouverez tous les détails sur cette bière à édition limitée (étrange pour des brasseurs qui se disent illimités) sur le site officiel de ladite bière : www.magouille.org

Par ailleurs, si vous avez l’occasion de passer dans le coin de St-Hyacinthe sous peu, il y a également une impressionnante bière à la citrouille qui pourrait vous être servie au Picoleur. Je vous laisse avec les mots d’Alain Thibault :

Vous voulez goûter à une bière à la citrouille sans le goût typique des épices normalement utilisées dans la tarte à la citrouille? Dominic Charbonneau, notre maître-brasseur chez Brasseurs du Monde, nous a concocté ce petit breuvage vraiment bon. Il a ajouté de la citrouille grillée à notre IPA 90 minutes, l’Interdite. Elle a ensuite été conditionnée à l’azote. Le résultat? Une mousse crémeuse à souhait qui exalte des odeurs de malts grillés aux épices. En bouche, l’amertume a été coupée de plus de la moitié et remplacée par de belles saveurs de biscuits graham grillés auxquels se jouxtent des saveurs épicées rappelant la cannelle, le macis et la muscade. Et il n’y a aucune épice d’ajoutée à la bière! [...] Un vrai petit bijou disponible pour quelques jours seulement. On a eu qu’un fut de 50 litres de cette superbe bière et il y en a déjà 30% de vendu…

(…)

À la semaine prochaine! Ne manquez pas mes suggestions en temps réel tous les lundis et mercredis à 16h en simultané sur Twitter et Facebook.

Trois sujets complètement différents qui concernent, malgré tout, la bière

Mercredi 1 août 2012

1. Une nouveauté qui n’est plus très nouvelle, mais que je tiens à saluer

Dans les nouveautés majeures de l’été, je dois impérativement souligner la Belle Gueule Hefeweizen de RJ Brasseurs. Cette bière est non seulement bonne et rafraîchissante, mais elle respecte le style des blanches allemandes à la perfection. Le seul reproche que je peux faire à ce produit, c’est de s’appeler «Belle Gueule». Selon moi, il s’agit d’une erreur de mise en marché puisque le consommateur de bières de microbrasseries n’associe pas nécessairement la gamme des produits Belle Gueule à des bières de dégustation. Ce sont des bières de qualité qui offrent une stabilité irréprochable, mais la marque n’est généralement pas reliée à la nouveauté. Quand je conseille la nouvelle Hefeweizen en magasin, les clients me regardent avec des yeux ronds en disant : Belle Gueule, vraiment? Oui, essayez-la, je vous jure qu’elle est délicieuse.

2. Bière-Luc sur la route de l’été (intertitre poétique)

Récemment, j’étais de passage au Saguenay où se déroulait la 4e édition du Festival des Bières du Monde sur la zone portuaire de ce que j’appelle encore Chicoutimi. J’ai eu l’occasion d’être juge pour le concours coups de coeur, notamment avec Philippe Wouters de Bières & Plaisirs et Simon Tremblay de Radio X avec qui j’ai étudié en journalisme à Jonquière. Les bières qui ont reçu le plus de points à la suite de notre sélection lors de la vague de dégustation à l’aveugle sont la Chimay Grande Réserve de Chimay (Belgique), la Dominus Vobiscum Brut de Microbrasserie Charlevoix et la Terrible d’Unibroue. Mes félicitations aux brasseurs. Mes remerciements aux organisateurs ainsi qu’aux exposants.

3. Bière-Luc sur du papier journal qui salit les doigts

Au cours du mois de juillet, j’ai eu la chance de publier trois chroniques concernant la bière dans le journal Voir de Montréal. La quatrième et dernière chronique de cette série sera publiée cette semaine (édition du 2 août). Je vous invite à attraper un journal Voir pour lire cette chronique rafraîchissante (si jamais vous ne trouvez pas ma chronique rafraîchissante, vous pourrez toujours vous servir du journal pour vous éventer et, conséquemment, vous rafraîchir). Par ailleurs, je vous invite aussi à consulter mon blogue Bières et Dégustations sur Voir.ca.

Festivals de bières : Le petit guide du parfait festivalier

Samedi 16 juin 2012

Il y a de plus en plus de festivals reliés à la bière au Québec et ils sont de plus en plus populaires. Mon passage au Mondial de la bière qui se tenait à Montréal la semaine dernière m’a donné envie d’établir une liste de conseils, astuces, trucs et autres synonymes pour permettre aux nombreux visiteurs d’optimiser leur visite dans un festival de bière(s).

Si j’ai la prétention d’établir des simili-règles à respecter, c’est que j’ai déjà personnellement manqué à chacune d’entre-elles. Puisqu’il faut apprendre de ses erreurs, je vous invite à lire ce qui suit avec humour ainsi qu’une gorgée de bière entre chaque énoncé au besoin.

1- Vous ne devriez pas vous rendre à un festival dans le but de devenir ivre, vous mettre chaud ou – comme dirait ma mère – vous paqueter la fraise. Les évènements qui mettent la bière en valeur existent dans une optique de dégustation. Imposez-vous des limites raisonnables, quitte à vous rendre au festival plusieurs journées différentes pour pouvoir goûter à presque tout ce que vous voulez.

2- Généralement, il est possible de connaître la liste des exposants d’un festival avant de vous y rendre, soit sur Internet, soit dans un journal ou un dépliant. Parfois, vous pouvez même prendre connaissance de la liste complète des produits. Servez-vous de ces publications pour dresser la liste de ce que vous voulez déguster. Vous pouvez même séparer votre itinéraire en deux parties : «les incontournables» et «les bières à goûter s’il reste du temps». En plus de vous permettre de budgéter votre sortie, un tel plan facilitera la gestion de votre état d’ivresse.

3- Les files pour acheter des coupons, des droits d’entrée ou des verres de dégustation sont parfois très longues. Lorsque c’est possible, il est préférable d’acheter le tout à l’avance question de gagner du temps et des points de patience.

4- Tous les festivals ont des périodes plus achalandées que d’autres. Prenons exemple sur le Mondial de la Bière qui se tient du mercredi midi au dimanche soir; il est évident qu’il y aura beaucoup plus de gens le samedi soir que le mercredi après-midi. À ce titre, ce n’est pas tout le monde qui a le luxe de pouvoir prendre congé un après-midi de semaine, mais si vous pouvez le faire : FAITES-LE! En plus d’avoir plus d’espace et moins d’attente vous pourrez prendre le temps de discuter avec les exposants, ce qui est parfois impossible lors des heures de pointe.

5- Ce n’est pas une règle d’or, mais si vous pouvez commencer par les bières plus pâles et légères pour terminer avec les plus fortes, foncées et goûteuses, votre expérience de dégustation s’en retrouvera certainement enrichie. Il peut aussi être opportun de boire de l’eau et/ou manger une ou deux bouchées entre chaque bière pour ralentir votre rythme et changer le goût dans votre bouche. Pensez aussi à rincer votre verre lors de cette période d’errance festive.

6- Prenez des notes! Ce n’est pas tout le monde qui aime déguster et écrire, mais ce léger fardeau vous permettra de garder des traces de ce que vous aurez peut-être oublié le lendemain. Votre calepin pourrait aussi vous offrir la chance de retrouver vos bières préférées en bouteilles en vous rendant dans votre commerce spécialisé préféré. Sinon, vos notes seront toujours un bon souvenir du festival que vous aurez fièrement visité.

7- Évitez les produits que vous connaissez déjà. Plusieurs exposants s’efforcent pour offrir de nouveaux produits ou même des exclusivités lors des festivals; vous ne voudriez pas manquer ça! Profitez de l’évènement pour faire des découvertes et élargir vos horizons.

8- Le point le plus important de tous : amusez-vous! Après tout, vous êtes dans un festival de bières, pas dans un monastère (même si les moines sont connus pour leur bon goût pour la bière). Buvez avec modération et ayez du plaisir avec exagération!

Quelques festivals à ne pas manquer :

La fête Bières et saveurs
Du 31 août au 3 septembre 2012 à Chambly
http://www.bieresetsaveurs.com/

Oktoberfest des Québécois
Du 7 au 9 septembre 2012 au Parc de l’Île-Lebel à Repentigny
http://oktoberfestdesquebecois.com/

20e Mondial de la Bière
Du 29 mai au 2 juin 2013 au Palais des Congrès à Montréal
http://festivalmondialbiere.qc.ca/

Liens connexe :

La conservation de la bière

Mardi 5 juin 2012

Quand je dis à des gens que je brasse ma propre bière, beaucoup me demandent la même question : « Combien de temps tu peux garder ça? » ou bien « Est-ce que tu dois la boire vite? ». À eux, je leur réponds qu’on peut garder notre bière maison de plusieurs mois à plusieurs années. Par contre, cette réponse est très vague et peu poussée. Si un brasseur amateur bestBeforeme posait la même question, c’est ici que les choses se compliqueraient, car il n’y a pas vraiment de réponse officielle. La bière que l’ont fait se conservera de façon très variable en fonction de multiples facteurs. Je tenterai de lister la plupart des facteurs influençant la conservation de la bière dans cet article.

Propreté
La propreté lors du processus sera toujours l’élément le plus important en faisant de la bière. Cela permet aux levures de bien travailler et ça supprime les risques d’infection. Le procédé d’aseptisation devra être impeccable pour permettre à une bière de se conserver sans développer de défaut à long terme à cause d’infections bactériologique. C’est important de tout aseptiser entre les étapes de l’ébullition et la consommation.

Température
Un des principaux éléments à contrôler est la température de conservation. Plusieurs spécialistes dans le domaine disent qu’une bière se détériorera deux fois plus rapidement à chaque palier de 10°C. Donc, une bière entreposée à 24°C aurait une durée de vie 2 fois moins longue qu’une bière à 14°C et 4 fois moins longue qu’à 4°C. L’idéal serait donc de garder la bière au réfrigérateur au plus près possible du point de congélation sans toutefois la geler, car le fait de la geler dénaturerait la bière. Le facteur de température aurait un impact sur plusieurs effets de détérioration comme l’oxydation, les infections, la détérioration des saveurs du houblon et plus encore.

Type de contenant
La façon de garder notre bière influence aussi sa durée possible de conversation. Certains choisissent de garder leur bière dans des barils (kegs) et d’autres dans des bouteilles. Généralement, les bières en baril peuvent se conserver plus longtemps parce qu’on peut éviter d’avantage d’exposer la bière à de l’oxygène lors du transfert en baril en mettant d’abord du dioxyde de carbone dans celui-ci. Ce gaz pousse l’air à l’extérieur et cela réduit l’oxydation de la bière. Cette méthode n’est pas une pratique courante lorsqu’on utilise des bouteilles à la maison, mais le même principe est utilisé commercialement à l’embouteillage. Il est aussi possible de remplir une bouteille à partir d’un baril en utilisant un fusil à bière (beer gun). Cet outil injecte du CO2 avant la bière et remplit ensuite la bouteille.

Exposition à la lumière
Il vous est sûrement déjà arrivé d’ouvrir une bouteille de bière et d’y retrouver une odeur et un goût de moufette très désagréable. C’est un phénomène qui se produit lorsque des rayons UV entrent en contact avec des particules de houblon. Ces rayons viennent généralement du soleil et des ampoules fluorescentes (communément appelées « néon »). Il est donc important de garder sa bière (fermenteur et bouteilles) à l’abri de la lumière lorsqu’elle est dans un contenant qui peut la laisser passer. Les bouteilles brunes règlent généralement ce problème, mais il ne faut pas prendre de chance. Puis, n’oubliez pas que les surfaces (bouteille ou bière) de couleur foncée gardent la chaleur de la lumière. Lorsqu’il s’agit des bouteilles vertes ou transparentes, elles ne sont pas recommandées du tout.

Le style de bière
Le style, ou plutôt les caractéristiques de la bière ont un grand impact sur la durée de conservation d’une bière. On ne peut quantifier ça de façon précise. Par contre, il a été répertorié que les bières plus foncées seraient généralement plus durables que les bières plus pâles. On dit que ça serait à la fois à cause des malts plus foncés qui auraient plus d’antioxydant et aussi parce que leur goût plus prononcé cacherait les imperfections. Puis, un taux d’alcool plus élevé aiderait aussi à la conservation de la bière. De plus, l’âge peut même améliorer et varier de beaucoup le goût des bières plus fortes. Le dernier élément important provenant des caractéristiques de la bière est le houblon. Oui, il aide la bière à se conserver. Par contre, lorsqu’on utilise beaucoup de houblon en finale de la recette ou dans le fermenteur (moment responsable des aromes et de la saveur, non de l’amertume), ses saveurs et aromes, étant très fragiles et volatiles, ne pourront être conservés longtemps. Il sera donc important de boire ces bières assez rapidement pour en profiter pleinement. Ça s’applique donc beaucoup aux bières de l’Ouest américain, reconnues pour leur côté houblonné.

Filtration
Filtrer la bière peut favoriser sa conservation. Cela enlève certains éléments plus « instables » comme des particules de houblon, des protéines et de la levure. Celles-ci auraient été plus touchées par l’oxydation et le vieillissement. Par contre, on ne peut fermenter en bouteille une bière filtrée sans rajouter de la levure fraiche qui, en consommant les sucres ajoutés et l’oxygène dans la bouteille,  créera du CO2.

Oxydation
L’oxydation rentra votre bière plus dure, moins délicate, métallique ou bien sans goût. C’est important d’y faire attention. Lorsqu’on manipule la bière, il faut s’assurer de ne pas faire éclabousser le liquide lorsqu’on le transvide (sauf à l’étape du transfert dans le fermenteur). L’oxydation peut aussi arriver lorsqu’on agite le moût chaud avant l’ébullition et pendant l’empâtage.

C’est toujours bien de garder quelques bouteilles de votre bière à long terme pour voir si votre procédé est impeccable. Tout ça fait beaucoup de choses à surveiller, mais l’important c’est d’avoir du plaisir en brassant. Bien sûr!

N’hésitez pas à me poser des questions si vous en avez.

Bon brassage!

Vous pouvez cliquer ici pour retrouver mes autres articles au sujet de la fabrication de la bière.

Moutarde printanière de La Fin du Monde

Mardi 17 avril 2012

Pâques est passé, Star Académie est finie, et le 21 décembre 2012 approche à grands pas! Mais ne laissez pas la moutarde vous monter au nez!

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Je vous offre cette semaine une recette de moutarde maison à la bière La Fin du monde.

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Une bonne recette de moutarde maison prend de la patience et du temps. Mais elle reste bonne longtemps. Enfin, elle devrait résister jusqu’en janvier 2013.

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(Lire la suite…)

Des Brasseurs Sans Gluten… et sans complexe!

Dimanche 1 avril 2012

brasseurs_sans_gluten_bsgJ’ai découvert les Brasseurs Sans Gluten (BSG) l’année dernière alors qu’ils lançaient leur première bière : La Glutenberg Blonde arborant une étiquette jaune aux allures européennes et modernes. À cette époque pas si lointaine, les seules bières québécoises sans gluten que je ne connaissais, c’étaient les Bières de la Nouvelle-France. À ce titre, je dois avouer que je n’étais pas chaud à l’idée d’en goûter d’autres. Puisque je ne suis pas intolérant au gluten, je ne voyais pas la nécessité (ou l’intérêt) de me procurer des bières de ce genre.

La maladie coeliaque est causée par une intolérance permanente au gluten qui est contenu dans plusieurs céréales tels que le seigle, l’avoine, le blé et l’orge, l’ingrédient principal de la bière conventionnelle.

Environ 1 % de la population serait atteinte de la maladie coeliaque. Cette maladie est maintenant considérée comme le désordre génétique le plus fréquent en Europe et en Amérique du Nord.Source : Brasseurs Sans Gluten

Au fil des mois, BSG ont mis de nouveaux produits sur le marché, des bières variées qui dépassaient le simple prétexte du «sans gluten» : une rousse, une pale ale américaine, une ale décrite comme étant atypique ainsi qu’une Belge de Saison… Là, j’avais vraiment envie de goûter à tout.

C’est à ce moment précis que j’ai reçu un courriel de David Cayer de BSG qui voulait justement me faire connaître ses produits. Il m’a offert quelques bouteilles de Glutenberg 8, une bière brassée avec 8 ingrédients sans gluten. J’ai été charmé! Le côté sucré-fruité, probablement provoqué par l’ajout de dattes à la recette, m’a beaucoup plu. Dès lors, il me fallait essayer leurs autres bières.

C’est avec mon sac à dos et ma bonne humeur que je me suis rendu dans mon dépanneur de bières spécialisées préféré pour me procurer la Belge de Saison. En premier lieu, j’ai été ravi en consultant la liste des ingrédients – parce que oui, les ingrédients et le tableau de valeur nutritive sont détaillés sur toutes les étiquettes de BSG. De l’eau, du millet, du miel de sarrasin, du sarrasin grillé, de la mélasse, des houblons, des oranges sanguines, des citrons Meyer, du poivre rose et de la levure. Qu’est-ce que je pouvais espérer de plus? Que ce soit bon! Et ce le fut!

Dans un échange de courriels fort rafraîchissant, Gabriel Charbonneau de BSG m’a avoué que « le brassage sans gluten est l’un des plus gros défis pour un brasseur puisqu’il exige littéralement de réinventer les bases de certains procédés ». Dans un même ordre d’idées, il m’a confié que de nouveaux produits étaient en développement : une stout brassée avec du sarrasin torréfié ainsi que d’autres grains qui sont présentement à l’étude et une Inca Pale Ale (vous avez bien lu INCA) basée sur l’alimentation sans gluten de certains peuples d’Amérique du Sud. Ça promet!

En utilisant plusieurs ingrédients qui n’ont jamais (ou rarement) été utilisés dans le brassage traditionnel, la jeune équipe créative de Brasseurs Sans Gluten n’a pas fini de nous étonner!

***

Je vous retrouve le 1er mai pour un nouveau billet sur le blogue de Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre sur mon blogue Bières et dégustations publié sur le site du journal Voir.

Quelques galopins de bière pour la route

Jeudi 1 mars 2012

Aujourd’hui, plutôt que vous offrir une belle grosse pinte de contenu, je vous offre quelques galopins. Vive la diversité!

Galopin #1 : Gagnez un an de bières
Pour commencer en beauté, je vous présente un sympathique concours qui vous offre la chance la chance de gagner une année de bières! Le prix correspond à 52 pintes de bière artisanale à La Succursale, soit une année de bière à raison d’une pinte par semaine. La brasserie artisanale La Succursale est située au 3188 rue Masson à Montréal. Cliquez ici pour participer.

Galopin #2 : Retour de l’Hibernus
Enfin!, diront certains. C’est quoi ça?, diront d’autres. La Dominus Vobiscum Hibernus de la Microbrasserie Charlevoix est de retour sur les tablettes des commerces spécialisés. La distribution s’est amorcée cette semaine et se poursuivra au cours des prochains jours. L’Hibernus est une bière brune d’inspiration belge. Il s’agit d’une bière exceptionnelle juste assez sucrée et épicée pour vous laisser bercer au gré de votre dégustation. C’était mon coup de coeur lors du Winter Warmer qui se déroulait la semaine dernière à Montréal et c’est aussi ma suggestion du mois. Vous pouvez connaître mes autres trouvailles du Winter Warmer en cliquant ici ou même ici (oui oui!).

Galopin #3 : Une suggestion par jour
Ma suggestion de bière mensuelle ne vous suffit plus? Vous avez besoin d’en avoir TOUJOURS PLUS? Alors je vous invite à me suivre sur Twitter (@Biere_Luc) puisque je suggère une bière tous les jours à 16h pile, même le week-end. C’est un rendez-vous!

Galopin #4 : La 17 est de retour
Enfin!, diront certains. C’est quoi ça?, diront d’autres (pratique la fonction copier/coller). Brassée originalement à la fin de l’année 2007 la 17 d’Unibroue, consacrée parmi les 5 meilleures bières au monde lors des World Beer Awards 2010, est effectivement de retour. Renommée «17 Grande Réserve» pour la différencier du brassin d’origine, cette bière est attendue depuis plusieurs mois par les amateurs québécois. Pour l’info, la 17 est une brune extra forte qui plafonne à 10% en degré d’alcool et qui surprend avec ses épices, son malt rôti et ses notes de vanille. Tentez le coup!

Galopin #5 : Made in USA
Si les microbrasseries québécoises sont en pleine effervescence (!), l’attrait pour les produits américains est tout de même à son apogée auprès des amateurs de bonnes bières. Il ne se passe pas une journée sans qu’on me parle de Stone, Dogfish Head, Samuel Adams, Avery, Rogue ou autres. C’est vrai qu’il se brasse de bonnes choses chez nos voisins du Sud, mais le Québec demeure un terroir sans complexe. Tant que je pourrai goûter ce que les virtuoses de chez Le Trou du Diable, Brasseurs du Temps, Hopfenstark, Broue Pub Brouhaha, et plein d’autres ont à offrir, je ne sentirai pas le besoin d’être infidèle. Je vais bien m’envoyer un verre d’américaine ou de belge derrière la cravate de temps en temps, mais il y a encore beaucoup de choses à goûter au Québec avant que je ne songe à soudoyer les douanes.

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On se retrouve le 1er avril pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, continuez de surprendre vos papilles et je vous souhaite un mois de mars houblonné à sec!

C’est le moment des Bonnes Broues Awards!

Jeudi 1 décembre 2011

Le 10 novembre dernier, je publiais un billet sur mon blogue dans lequel je nommais mes bières préférées dans certaines catégories. Puisque j’ai apprécié l’exercice, j’ai décidé de poursuivre ici. Il y aura, encore une fois, deux gagnants dans chaque catégorie. Et je me restreindrai, pour l’exercice, aux bières québécoises.

Appelons ça les Bonnes Broues Awards (BBA) :

Le BBA des meilleures bières pour remplacer un digestif sont remis à…

Le BBA des meilleures bières passe-partout sont remis à…

Le BBA des meilleures bières pour convertir ceux qui n’aiment pas la bière sont remis à…

Le BBA des meilleures bières pour cuisiner* sont remis à…

*Le choix d’une bière pour cuisiner dépend beaucoup de ce que vous préparez. Mais règle générale, il faut choisir des bières assez goûteuses pour qu’on puisse retrouver la saveur de celles-ci, même en quantité dosées, à l’intérieur d’un met savoureux. Aussi, il est préférable de ne pas miser sur des bières trop amères qui pourraient offrir des contrastes indésirables avec votre plat.

Le BBA des meilleures bières à offrir lors d’un échange de cadeaux de Noël sont remis à…

Ça brasse du côté d’Hochelaga

Quand on dit que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est en train de se revitaliser, ce n’est pas une rumeur. Hier après-midi, je suis passé chez Bières etc. Saveurs d’ici sur Ste-Catherine (tout juste à l’Est de Pie IX). Ce nouveau petit magasin offre un joli choix de bières et quelques produits du terroir. On y trouve, entre autres, les délicieuses conserves Naked Lunch. Pour ma part, j’ai acheté deux bouteilles de Frampton Brasse (la rousse et la pilsner), des nouveaux produits de la Beauce que je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter. Aussi, il est à noter qu’un nouveau broue pub ouvrira bientôt ses portes dans le même secteur, à quelques pas du Marché Maisonneuve. Il s’agit de L’Espace Public – Brasseurs de quartier. J’ai lu que l’ouverture était prévue pour la mi-décembre, mais je n’ai aucune confirmation officielle à cet effet.

À ne pas manquer…

Le 8 décembre prochain, je participerai à un souper gastronomique animé par Sylvain Bouchard (sommelier en bières – Unibroue) et Philippe Wouters (Bières et Plaisirs) au Fourquet-Fourchette de Montréal. Pour 89$ (taxes et service compris), nous aurons droit à un menu alléchant de 6 services avec des bières et des surprises.Vous avez envie de participer? Cliquez ici pour connaître tous les détails ou pour réserver pendant qu’il est encore temps. Il pourrait s’agir d’une bonne occasion pour jaser de bières.

Deux jours plus tard, le 10 décembre, une soirée de bières conditionnées en Cask se tiendra au Benelux à Montréal. Le menu très chargé et prometteur comprendra des bières d’À la Fût, Brasseurs du Monde. Brasseurs Illimités, Broadway, Dieu du Ciel, Hopfenstark, Les Trois Mousquetaires, Le Trou du Diable et évidemment du Benelux.

(…)

On se retrouve le 1er janvier 2012 (jour de l’an) pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com. Et tant qu’à y être, je vous souhaite un joyeux Noël à l’avance!

Broue – Choisir un verre pour votre bière

Jeudi 1 septembre 2011

Choisir un verre de bièreOn me demande souvent de suggérer un verre adéquat pour verser telle ou telle bière. Il est vrai que certains produits gagnent à s’étendre dans un contenant d’une forme particulière, mais c’est loin d’être une science exacte. Votre bière ne deviendra jamais infecte si vous la buvez dans une flûte alors qu’un calice était suggéré. À ce titre, de plus en plus de brasseurs – Unibroue et Brasseurs Illimités sont de bons exemples – présentent, sur leurs étiquettes, la forme du verre privilégiée pour consommer leurs produits.

Le choix du verre fait partie du décorum de dégustation. C’est un luxe agréable et un complément profitable, mais c’est rarement essentiel.

Un verre bien choisi permet, selon l’angle de l’ouverture, peut permettre d’emprisonner les saveurs uniques d’une mousse persistante ou de laisser s’envoler plus rapidement les vapeurs frivoles d’une bière aromatique. Le verre peut aussi faciliter la formation d’un col parfait, mettre en valeur la couleur et la brillance de votre bière ou même réguler la température de celle-ci. En effet, un verre sur pied, par exemple, vous permettra de garder votre bière froide plus longtemps.

Mais il y a plus important que la forme du verre; sa propreté est cruciale. Les impuretés que contient votre verre pourraient gâcher la formation d’une belle mousse et altérer votre expérience de dégustation. Si vous utilisez du savon pour laver vos verres (un peu comme tout le monde), assurez-vous de bien les rincer afin d’éliminer les résidus. Le savon et la mousse ne font pas bon ménage. Je déconseille aussi les bock opaques de style allemand (steiner). Ils sont souvent bien jolis avec leurs ornements, mais il ne vous permettent pas de voir ce que vous êtes en train de boire.

Si vous deviez retenir une seule chose de cet article, c’est de ne pas vous priver d’une bonne bière parce que vous n’avez pas le verre conseillé entre les mains. Une bière qui n’est pas piquée des vers sera bonne dans tous les verres!

(…)

Suggestion du moment : La Noblesse – Saint-Arnould. Il y a longtemps que je n’avais pas bu une bière qui ne goûte comme aucune autre bière. Il n’y a pas que du positif dans ce constat, mais au moins nous avons affaire à quelque chose d’audacieux. Pomme au sucre, cassonade, caramel… un mélange de saveurs sucrées qui nous berce en douceur et qui nous fait totalement oublier les 8.5% d’alcool au volume. J’y replongerai immanquablement mes papilles!

On se retrouve le 1er octobre pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.