Mon vieux carnet de dégustation
Mardi 1 mai 2012
Quand j’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement à la dégustation de bières, il y a quelques années, je tenais un carnet de dégustation à jour pour pouvoir noter mes impressions sur les produits que je goûtais avec assiduité. À ce chapitre, je tiens à remercier l’auteur de ce carnet – Mario D’Eer – pour avoir fait passer le statut de la bière d’«intérêt» à «passion» dans le palmarès de mes priorités. Récemment, je me suis procuré un nouveau carnet pour reprendre cette bonne habitude. Or, aujourd’hui, j’ai envie de partager quelques notes de mon ancien livret avec vous. Des fois c’est intéressant de regarder en arrière pour redécouvrir ses classiques ou simplement pour raviver quelques souvenirs gustatifs…
India Pale Ale – La Barberie
Un lingot d’or à vue d’oeil, on observe un col timide – mais précipité – se dérober avec classe. À nez levé, un parfum très intéressant de fleurs de houblon nous invite. En bouche, une amertume déconcertante s’installe sur la langue avec une acidité soutenable. Une bière amère de fin de soirée qui séduit davantage par ses arômes que par son goût. 6/10
Cheval Blanc – Les Brasseurs RJ
Une blanche opaque aux teintes de blé doré nous offre un nez de céréales chauffées qui s’estompe pour laisser des effluves fruitées s’échapper. Mince et pétillante sur la langue, la douceur qui amorce le bal se laisse rattraper par une amertume tardive. En post-goût, les saveurs évoquées en bouche s’évanouissent d’un trait pour laisser quelques subtiles traces d’un charmant sucré. Définitivement l’une de mes blanches préférées. 9/10
Fringante* – Unibroue
D’une couleur mandarine, teintée d’un rose brunâtre (oui oui), la Fringante séduit par son impressionnante effevescence. Dans les narines, l’alcool frappe en premier, mais des notes de céréales fraîches volent aisément la vedette. En bouche, le feu ne s’éteint jamais. L’alcool se fond dans l’amertume alors qu’un goût épicé s’impose pour prendre toute la place. Dans la gorge, le pétillement persiste (et signe). Une grande bière dans une grande bouteille! Juste assez fringante pour titiller les papilles sans les noyer. 8/10
Bock de Joliette – L’Alchimiste
Yeux : Orangée, faible col de mousse, bulles fines et discrètes, pâle et brillante. Nez : Arôme fruité, léger parfum floral, caramel subtile. Bouche : Très mousseuse, saveur prenante qui nous gagne en étalement. Gorge : Prolongement de la saveur, tendance agréablement plus amère. Oreille : Je n’ai rien entendu! 7/10
La Noire de St-Antoine – La Tour à Bières
Peu mousseuse, noire néant avec quelques reflets brunâtres. Nez chocolaté avec un soupçon de café. Au goût, on se laisse surprendre par une impression d’espresso, d’abord un peu fade, qui se relève en arrière-goût pour enrober l’oesophage. Pour y avoir goûté en fût au pub à Chicoutimi, j’avoue étrangement la préférer en bouteille. 8.5/10
***
N.B. : Ces notes de dégustation datent de 2005 et qu’elles ne représentent pas nécessairement mon avis ACTUEL sur les produits mentionnés. Je me promets toutefois de faire un comparatif prochainement. En attendant la suite, je vous invite à me suivre sur mon blogue Bières et dégustations ainsi que sur ma nouvelle page Facebook.
*J’ai entendu dire entre les branches que la Fringante d’Unibroue serait de retour en format 341 ml dans les caisses de 12 mixtes prochainement. D’autres sources prétendent que la prochaine bière à renaître sera plutôt la Gaillarde. L’information n’a pas été confirmée par Unibroue, mais j’aurais tendance à croire que l’une de ces deux bières sera effectivement de retour sous peu.
Des Brasseurs Sans Gluten… et sans complexe!
Dimanche 1 avril 2012
J’ai découvert les Brasseurs Sans Gluten (BSG) l’année dernière alors qu’ils lançaient leur première bière : La Glutenberg Blonde arborant une étiquette jaune aux allures européennes et modernes. À cette époque pas si lointaine, les seules bières québécoises sans gluten que je ne connaissais, c’étaient les Bières de la Nouvelle-France. À ce titre, je dois avouer que je n’étais pas chaud à l’idée d’en goûter d’autres. Puisque je ne suis pas intolérant au gluten, je ne voyais pas la nécessité (ou l’intérêt) de me procurer des bières de ce genre.
La maladie coeliaque est causée par une intolérance permanente au gluten qui est contenu dans plusieurs céréales tels que le seigle, l’avoine, le blé et l’orge, l’ingrédient principal de la bière conventionnelle.
Environ 1 % de la population serait atteinte de la maladie coeliaque. Cette maladie est maintenant considérée comme le désordre génétique le plus fréquent en Europe et en Amérique du Nord. – Source : Brasseurs Sans Gluten
Au fil des mois, BSG ont mis de nouveaux produits sur le marché, des bières variées qui dépassaient le simple prétexte du «sans gluten» : une rousse, une pale ale américaine, une ale décrite comme étant atypique ainsi qu’une Belge de Saison… Là , j’avais vraiment envie de goûter à tout.
C’est à ce moment précis que j’ai reçu un courriel de David Cayer de BSG qui voulait justement me faire connaître ses produits. Il m’a offert quelques bouteilles de Glutenberg 8, une bière brassée avec 8 ingrédients sans gluten. J’ai été charmé! Le côté sucré-fruité, probablement provoqué par l’ajout de dattes à la recette, m’a beaucoup plu. Dès lors, il me fallait essayer leurs autres bières.
C’est avec mon sac à dos et ma bonne humeur que je me suis rendu dans mon dépanneur de bières spécialisées préféré pour me procurer la Belge de Saison. En premier lieu, j’ai été ravi en consultant la liste des ingrédients – parce que oui, les ingrédients et le tableau de valeur nutritive sont détaillés sur toutes les étiquettes de BSG. De l’eau, du millet, du miel de sarrasin, du sarrasin grillé, de la mélasse, des houblons, des oranges sanguines, des citrons Meyer, du poivre rose et de la levure. Qu’est-ce que je pouvais espérer de plus? Que ce soit bon! Et ce le fut!
Dans un échange de courriels fort rafraîchissant, Gabriel Charbonneau de BSG m’a avoué que « le brassage sans gluten est l’un des plus gros défis pour un brasseur puisqu’il exige littéralement de réinventer les bases de certains procédés ». Dans un même ordre d’idées, il m’a confié que de nouveaux produits étaient en développement : une stout brassée avec du sarrasin torréfié ainsi que d’autres grains qui sont présentement à l’étude et une Inca Pale Ale (vous avez bien lu INCA) basée sur l’alimentation sans gluten de certains peuples d’Amérique du Sud. Ça promet!
En utilisant plusieurs ingrédients qui n’ont jamais (ou rarement) été utilisés dans le brassage traditionnel, la jeune équipe créative de Brasseurs Sans Gluten n’a pas fini de nous étonner!
***
Je vous retrouve le 1er mai pour un nouveau billet sur le blogue de Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre sur mon blogue Bières et dégustations publié sur le site du journal Voir.
Quelques galopins de bière pour la route
Jeudi 1 mars 2012Aujourd’hui, plutôt que vous offrir une belle grosse pinte de contenu, je vous offre quelques galopins. Vive la diversité!
Galopin #1 : Gagnez un an de bières
Pour commencer en beauté, je vous présente un sympathique concours qui vous offre la chance la chance de gagner une année de bières! Le prix correspond à 52 pintes de bière artisanale à La Succursale, soit une année de bière à raison d’une pinte par semaine. La brasserie artisanale La Succursale est située au 3188 rue Masson à Montréal. Cliquez ici pour participer.
Galopin #2 : Retour de l’Hibernus
Enfin!, diront certains. C’est quoi ça?, diront d’autres. La Dominus Vobiscum Hibernus de la Microbrasserie Charlevoix est de retour sur les tablettes des commerces spécialisés. La distribution s’est amorcée cette semaine et se poursuivra au cours des prochains jours. L’Hibernus est une bière brune d’inspiration belge. Il s’agit d’une bière exceptionnelle juste assez sucrée et épicée pour vous laisser bercer au gré de votre dégustation. C’était mon coup de coeur lors du Winter Warmer qui se déroulait la semaine dernière à Montréal et c’est aussi ma suggestion du mois. Vous pouvez connaître mes autres trouvailles du Winter Warmer en cliquant ici ou même ici (oui oui!).
Galopin #3 : Une suggestion par jour
Ma suggestion de bière mensuelle ne vous suffit plus? Vous avez besoin d’en avoir TOUJOURS PLUS? Alors je vous invite à me suivre sur Twitter (@Biere_Luc) puisque je suggère une bière tous les jours à 16h pile, même le week-end. C’est un rendez-vous!
Galopin #4 : La 17 est de retour
Enfin!, diront certains. C’est quoi ça?, diront d’autres (pratique la fonction copier/coller). Brassée originalement à la fin de l’année 2007 la 17 d’Unibroue, consacrée parmi les 5 meilleures bières au monde lors des World Beer Awards 2010, est effectivement de retour. Renommée «17 Grande Réserve» pour la différencier du brassin d’origine, cette bière est attendue depuis plusieurs mois par les amateurs québécois. Pour l’info, la 17 est une brune extra forte qui plafonne à 10% en degré d’alcool et qui surprend avec ses épices, son malt rôti et ses notes de vanille. Tentez le coup!
Galopin #5 : Made in USA
Si les microbrasseries québécoises sont en pleine effervescence (!), l’attrait pour les produits américains est tout de même à son apogée auprès des amateurs de bonnes bières. Il ne se passe pas une journée sans qu’on me parle de Stone, Dogfish Head, Samuel Adams, Avery, Rogue ou autres. C’est vrai qu’il se brasse de bonnes choses chez nos voisins du Sud, mais le Québec demeure un terroir sans complexe. Tant que je pourrai goûter ce que les virtuoses de chez Le Trou du Diable, Brasseurs du Temps, Hopfenstark, Broue Pub Brouhaha, et plein d’autres ont à offrir, je ne sentirai pas le besoin d’être infidèle. Je vais bien m’envoyer un verre d’américaine ou de belge derrière la cravate de temps en temps, mais il y a encore beaucoup de choses à goûter au Québec avant que je ne songe à  soudoyer les douanes.
***
On se retrouve le 1er avril pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , continuez de surprendre vos papilles et je vous souhaite un mois de mars houblonné à sec!
Des bières pour la Saint-Valentin : quelques lampées d’amour
Mercredi 1 février 2012Je m’excuse déjà pour mon titre en lice pour le plus quétaine de 2012!
Puisque nous avons les deux pieds dans le mois de février, que l’hiver est à son plus fort et que les factures mensuelles rappliquent de partout, j’ai décidé d’y aller dans le positif-rose-bonbon en pondant un article sur la bière et la Saint-Valentin. Quel est le lien entre la bière et l’amour? Il faut le demander aux brasseurs qui ont concocté des produits qui parlent d’eux-mêmes. Considérez l’ensemble des bières énumérées ci-bas comme des suggestions pour ponctuer vos ébats :
- Schoune a le romantisme dans le tapis avec ses bières Douce Caresse (aux abricots) et Premier Baiser (épicée).
- Multi-Brasses convie les amoureux du Québec à convoiter le Clair de lune (noire aux pommes).
- Brasseurs du Temps fait monter l’intensité avec des bières osées de la trempe de la Diable au Corps (IPA impériale) ou l’Obscur Désir (stout impériale).
- Le Lion D’or ne fait pas dans la subtilité avec sa Ambrée d’amour (brassée avec différents aphrodisiaques).
- À la Fût ravive les souvenirs avec sa bière évocatrice qui porte le nom de Ma première blonde (pilsener d’inspiration tchèque).
- Dieu du Ciel! n’est pas en reste avec sa merveilleuse Aphrodisiaque (stout cacao et vanille).
- Finalement, Broadway offre une fiole pour devenir un Don Juan (belge brune quadruple).
Vous avez d’autres idées de bières québécoises qui évoquent la Saint-Valentin? N’hésitez pas à les partager via les commentaires.
(…)
On se retrouve le 1er mars pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre sur mon blogue de bières sur Voir.ca.

Les styles de bières
Dimanche 1 janvier 2012D’entrée de jeu, je tiens à vous souhaiter une bonne année 2012. Qu’elle soit houblonnée et fertile en heureuses découvertes!
(…)
Et cette nouvelle année, j’ai envie de l’amorcer en abordant un sujet nébuleux : les styles de bières. Ce billet est publié sans aucune prétention. Je ne veux ni faire de l’éducation ni me prendre pour un autre. Je veux seulement discuter de quelques croyances et mythes qui entourent la classification des bières.
Quand on me parle de styles de bières ou lorsqu’on me pose des questions sur le sujet, mes explications s’étalent souvent à demi-mot. L’histoire, c’est qu’il y a des styles traditionnels – qui doivent respecter certains critères précis – et des styles qui sont simplement plus flous. Il y a aussi des étiquettes que je pourrais appeler des «catégories» de bières qui ne sont pas vraiment des styles. À titre d’exemple, vers la fin de l’année 2011 j’ai beaucoup entendu parler de bières de Noël. Même si cette appellation (non contrôlée) réfère à une tradition de bières qui étaient brassées pour écouler les réserves de grains avant la prochaine récolte et ainsi être servies vers la fin de l’année, l’expression «bière de Noël» n’a plus de signification réelle aujourd’hui. Les bières qu’on dit festives seront certainement plus fortes en alcool et souvent épicées, mais l’association avec la naissance du p’tit Jésus est davantage reliée à un concept commercial qu’à une idée de goût.
Dans un même ordre d’idées, les termes «lager» ou «ale», qui sont galvaudés à outrance, ne représentent pas des styles non plus. Une lager est une bière qui fermente à basse température et une ale est une bière qui fermente à haute température. Point à la ligne. Mais les grandes brasseries utilisent encore une fois ces mots à des fins de marketing. La Molson Ex est décrite comme une ale alors que la Labatt Bleue est commercialisée comme une lager (ou plus précisément une pilsner). Mais au bilan, dans la mesure que ça se vend en caisses de 24, on oublie rapidement cette subdivision futile.
Blonde, rousse, brune, noire : ce ne sont pas des styles non plus, ce sont des couleurs. Et ces couleurs sont obtenues selon la torréfaction du grain qui a été utilisé pour brasser la bière. Évidemment, les bières d’une même couleur vont partager des arômes et des saveurs qui sont justement dues aux grains, mais c’est un peu réducteur de classifier les bières – ou même les humains – par couleurs. Vous ne pouvez pas aimer les blondes et détester les brunes à moins d’avoir pratiquement tout goûté. La Montréalaise de Brasseur de Montréal, La Malauze du Naufrageur ou la Dominus Vobiscum Triple sont trois bières blondes qui n’ont que très peu de points communs gustatifs.
Je ne suis pas un grand défenseur du respect du style à tout prix. J’apprécie la créativité des brasseurs. Je suis d’avis qu’un vin d’orge, par exemple, ne devrait pas goûter la même chose d’un broue pub à un autre. Sinon, à quoi bon se déplacer? L’idée que je veux défendre ici, c’est qu’une bière doit représenter un moment de plaisir avant tout. Pas seulement une étiquette avec des mots choisis dans le but de vous vendre une illusion de ce qu’un produit pourrait ou devrait goûter. Si vous voulez que votre bière soit froide, comme disait l’autre, attendez qu’elle soit froide. Et si vous voulez que votre bière soit bonne, assurez-vous que la montagne soit bleue… et qu’elle reste au dépanneur!
Un nouveau style made in Québec ?
Parlant de classification… Vous avez peut-être entendu parler de l’Annedd’ale, ce nouveau style de bière en développement qui se veut québécois à 100%. L’idée – parrainée par le célèbre biérologue Mario D’Eer – est d’intégrer des ingrédients qui proviennent exclusivement du Québec : de l’eau, du malt, du houblon et même une levure qui aurait été isolée dans les voûtes de la première brasserie ouverte par l’intendant Jean Talon à l’époque. Pour ajouter une twist particulière au projet, l’Annedd’ale doit aussi être brassée selon certains paramètres et contenir du sapin baumier. Pour avoir goûté à deux bières du style, respectivement brassées par À l’abri de la Tempête (ÃŽles-de-la-Madeleine) et Le Naufrageur (Gaspésie), j’avoue être enthousiaste. Ces bières sont rafraîchissantes, goûteuses et elles offrent une alternative intéressante aux bières d’épinette et aux IPA peu subtiles qui inondent désormais le marché. Je vous invite à visionner le reportage de La semaine verte du 17 décembre 2011 pour en apprendre davantage sur l’Annedd’ale.
(…)
On se retrouve le 1er février pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre sur mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.
C’est le moment des Bonnes Broues Awards!
Jeudi 1 décembre 2011Le 10 novembre dernier, je publiais un billet sur mon blogue dans lequel je nommais mes bières préférées dans certaines catégories. Puisque j’ai apprécié l’exercice, j’ai décidé de poursuivre ici. Il y aura, encore une fois, deux gagnants dans chaque catégorie. Et je me restreindrai, pour l’exercice, aux bières québécoises.
Appelons ça les Bonnes Broues Awards (BBA) :
Le BBA des meilleures bières pour remplacer un digestif sont remis à …
Le BBA des meilleures bières passe-partout sont remis à …
Le BBA des meilleures bières pour convertir ceux qui n’aiment pas la bière sont remis à …
Le BBA des meilleures bières pour cuisiner* sont remis à …
*Le choix d’une bière pour cuisiner dépend beaucoup de ce que vous préparez. Mais règle générale, il faut choisir des bières assez goûteuses pour qu’on puisse retrouver la saveur de celles-ci, même en quantité dosées, à l’intérieur d’un met savoureux. Aussi, il est préférable de ne pas miser sur des bières trop amères qui pourraient offrir des contrastes indésirables avec votre plat.
Le BBA des meilleures bières à offrir lors d’un échange de cadeaux de Noël sont remis à …
- Saison Impériale 2011 – Brasseurs du Monde
- Dominus Vobiscum Brut (Sainte Réserve) – Microbrasserie Charlevoix
Ça brasse du côté d’Hochelaga
Quand on dit que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est en train de se revitaliser, ce n’est pas une rumeur. Hier après-midi, je suis passé chez Bières etc. Saveurs d’ici sur Ste-Catherine (tout juste à l’Est de Pie IX). Ce nouveau petit magasin offre un joli choix de bières et quelques produits du terroir. On y trouve, entre autres, les délicieuses conserves Naked Lunch. Pour ma part, j’ai acheté deux bouteilles de Frampton Brasse (la rousse et la pilsner), des nouveaux produits de la Beauce que je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter. Aussi, il est à noter qu’un nouveau broue pub ouvrira bientôt ses portes dans le même secteur, à quelques pas du Marché Maisonneuve. Il s’agit de L’Espace Public – Brasseurs de quartier. J’ai lu que l’ouverture était prévue pour la mi-décembre, mais je n’ai aucune confirmation officielle à cet effet.
À ne pas manquer…
Le 8 décembre prochain, je participerai à un souper gastronomique animé par Sylvain Bouchard (sommelier en bières – Unibroue) et Philippe Wouters (Bières et Plaisirs) au Fourquet-Fourchette de Montréal. Pour 89$ (taxes et service compris), nous aurons droit à un menu alléchant de 6 services avec des bières et des surprises.Vous avez envie de participer? Cliquez ici pour connaître tous les détails ou pour réserver pendant qu’il est encore temps. Il pourrait s’agir d’une bonne occasion pour jaser de bières.
Deux jours plus tard, le 10 décembre, une soirée de bières conditionnées en Cask se tiendra au Benelux à Montréal. Le menu très chargé et prometteur comprendra des bières d’À la Fût, Brasseurs du Monde. Brasseurs Illimités, Broadway, Dieu du Ciel, Hopfenstark, Les Trois Mousquetaires, Le Trou du Diable et évidemment du Benelux.
(…)
On se retrouve le 1er janvier 2012 (jour de l’an) pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com. Et tant qu’à y être, je vous souhaite un joyeux Noël à l’avance!
Broue – La saison des dégustations
Mardi 1 novembre 2011Dehors novembre, comme disait Dédé! Quand la grisaille se mélange aux couleurs des feuilles qui tombent, quand le temps froid s’installe sournoisement, quand les journées se font courtes, j’ai le goût de me réconforter avec de bonnes bières de dégustation. Au fond, la température n’est qu’un malheureux prétexte pour me permettre d’heureuses découvertes. Pour moi, l’automne est la saison des dégustations. C’est à cette période que les brasseurs lancent leurs bières les plus goûteuses (stout impériale, vin d’orge, scotch ale…). Les brassins spéciaux millésimés et les bières épicées de Noël sortent aussi – généralement – avant l’arrivée de l’hiver. Question d’inaugurer cette période de l’année, je vous présente mes plus récentes notes de dégustation…
Trois Pistoles (vieillie) – Unibroue : En fin de semaine, j’ai eu la chance de boire une Trois Pistoles vieillie de 2 ans (une 2009, pour ceux qui sont doués en math). Ce n’est pas la première fois que je goûte à une Trois Pistoles vieillie, mais je dois dire que c’est probablement la bière avec le meilleur potentiel de vieillissement chez Unibroue. Elle se complexifie sans abandonner les saveurs qui la rendent si intéressante lorsqu’elle est fraîche. Si vous avez envie de tenter l’expérience, il vous suffit de garder une bouteille debout, à la noirceur dans un endroit relativement frais et sans grande variation de température. Après tout, qu’est-ce que vous avez à perdre? Cinq ou six dollars!
Porter Baltique – Les Trois Mousquetaires : Vous n’avez pas le droit de dire que vous n’aimez pas les porter ou les bières foncées avant d’avoir goûté au Porter Baltique des Trois Mousquetaires. C’est du café corsé, c’est du chocolat, c’est du bonbon sucré, c’est de la réglisse, c’est de la soie. Le fort taux d’alcool se laisse oublier en saveurs et on se rend compte qu’une bouteille de 750 ml, c’est loin d’être trop. Notes boisées, Café-choco, Réglisse : Voilà quelques parcelle de vocabulaire qui, je l’espère, vous mettront l’eau à la bouche.
Magouille – Brasseurs illimités : Bière à la citrouille qui goûte plus ou moins la citrouille. Encore faut-il concéder que citrouille n’est pas très goûteuse en soi. Comparable à une pale ale modérément houblonée, cette bière ne garde de la citrouille que sa teinte orangée et des notes grillées qui rappellent d’avantage la graine que la chair du fruit. Dans le genre, je préfère la recette épicée de McAuslan (St-Ambroise à la citrouille) qui goûte la bonne tarte automnale. Je lève finalement mon verre à la Magouille pour l’humour de son étiquette et le concept en général.
Harvest Ale – La Chouape : Pour l’information, une harvest ale est une bière de récole brassée avec du houblon frais. Mais vraiment frais. Directement du champs à la cuve. C’est herbeux en arômes et en saveurs. C’est rafraîchissant. C’est exquis. Je prédis qu’il y aura plusieurs autres microbrasseries québécoises qui tenteront l’expérience de la harvest ale en 2012. En attendant, celle de La Chouape est vraiment un délice. Il en reste probablement quelques rares bouteilles sur les tablettes. Si vous en voyez une, n’hésitez pas.
Saison Voatsiperifery - Brouhaha : J’avais déjà goûté à cette bière en fût, mais voilà que j’ai la chance d’en garder en réserve chez moi dans un format convivial de 341 ml. Marc Bélanger, le brasseur du Brouhaha, est carrément un génie. Il m’a donné le coup de grâce avec sa Saison au poivre sauvage de Madagascar (le voatsiperifery, justement). Avec un léger goût de pamplemousse, un pincement subtil de poivre et ses notes de lavande (étonnamment, oui), je n’ai eu d’autres choix que de m’abandonner à cette bière et me laisser bercer par ce qu’elle avait à m’offrir. Bravo!
(…)
Une belle sortie, de bonnes bières
Le mois dernier, jour pour jour, j’étais à en train de siroter une palette de dégustation au Pub de la Microbrasserie de l’île d’Orléans (Le Mitan). J’ai passé un heureux moment avec de bonnes bières à portée de main. Ça vous inspire? La microbrasserie embouteille déjà plus d’une dizaine d’excellents produits que vous pouvez trouver un peu partout au Québec dans les dépanneurs et épiceries spécialisés. Si j’avais à vous suggérer seulement deux bières de cette micro, j’irais avec la Louis Gaborit (une costaude et somptueuse bière printanière au sirop d’érable de l’île) et la Abel Turcault (Scotch Ale à la fois caramélisé et fumé). Avec le temps froid qui s’installe, ces deux bières sont tout à fait indiquées.
On se retrouve le 1er décembre pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.
Broue – Foire aux questions au sujet des bières importées au Québec
Samedi 1 octobre 2011
Q : Pourquoi la SAQ n’importe-t-elle pas davantage de bières belges, américaines, anglaises, etc. ?
R : Il faut leur demander! Mais je présume qu’il y a une question d’espace sur les tablettes et de marketing. Étant donné la valeur sûre du vin et des spiritueux, les «grands penseurs» de la SAQ ne veulent certainement pas prendre le risque de remplacer des produits qui se vendent bien par d’autres pour lesquels ils n’ont aucune garantie de popularité.
Q : À part la SAQ, est-ce qu’il y a d’autres façons d’obtenir des bières importées ?
R : Heureusement, vous pouvez toujours franchir la frontière des États-Unis, ne serait-ce que pour une escapade au Vermont, pour trouver des centaines de bières importées. Vous pouvez aussi aller en Ontario dans un beer store ou dans une succursale de la LCBO (l’équivalent de la SAQ là -bas) pour faire de jolies trouvailles. Mais il existe aussi l’importation privée qui nous permet de nous procurer des bières d’un peu partout. Il y a toutefois deux inconvénients majeurs à ce système qui est aussi contrôlé par la SAQ : il faut acheter à la caisse (généralement entre 100$ et 150$ la caisse) et les délais de livraison sont d’environ quatre mois. Si ces deux anicroches ne vous freinent pas dans vos élans gustatifs, vous pouvez consulter les sites de Bièropholie et de QuébecBière pour apprendre davantage sur l’importation privée.
Q : Pourquoi devrais-je me tourner vers les bières importées alors qu’il y a déjà une bonne représentation de bières de styles internationaux qui sont brassés au Québec ?
R : Je vous le demande! La Microbrasserie Charlevoix, par exemple, excelle dans les bières belges. La pilsner québécoise, en général, n’a plus rien à envier à l’originale d’Urquel en République tchèque. Les meilleures stouts québécoises pourraient faire rougir les Anglais et les Irlandais. Je comprends très bien le besoin d’exotisme recherché dans l’acquisition d’une bière qui vient de loin, mais les valeurs de consommation locale ne sont certainement pas à négliger. Apprenez à apprécier les centaines de bières qui sont offertes au Québec et je vous garantis que nous n’aurez plus envie d’aller voir ailleurs.
(…)
Suggestion du moment : 6e Soir – Dieu du Ciel! Cette bière affiche fièrement son amertume, soutenue par un costaud volume d’alcool, pour nous faire sourciller d’un plaisir impérial. Rafraîchissante, houblonnée, tantôt pamplemousse, tantôt citron, la 6e soir est aussi bonne qu’au premier jour. La réputation de Dieu du Ciel! n’est plus à faire, même à l’échelle internationale. Cette bière vient confirmer que leurs produits, en fût comme en bouteille, sont toujours le résultat d’une rigueur irréprochable.
On se retrouve le 1er novembre pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.
Broue – Choisir un verre pour votre bière
Jeudi 1 septembre 2011
On me demande souvent de suggérer un verre adéquat pour verser telle ou telle bière. Il est vrai que certains produits gagnent à s’étendre dans un contenant d’une forme particulière, mais c’est loin d’être une science exacte. Votre bière ne deviendra jamais infecte si vous la buvez dans une flûte alors qu’un calice était suggéré. À ce titre, de plus en plus de brasseurs – Unibroue et Brasseurs Illimités sont de bons exemples – présentent, sur leurs étiquettes, la forme du verre privilégiée pour consommer leurs produits.
Le choix du verre fait partie du décorum de dégustation. C’est un luxe agréable et un complément profitable, mais c’est rarement essentiel.
Un verre bien choisi permet, selon l’angle de l’ouverture, peut permettre d’emprisonner les saveurs uniques d’une mousse persistante ou de laisser s’envoler plus rapidement les vapeurs frivoles d’une bière aromatique. Le verre peut aussi faciliter la formation d’un col parfait, mettre en valeur la couleur et la brillance de votre bière ou même réguler la température de celle-ci. En effet, un verre sur pied, par exemple, vous permettra de garder votre bière froide plus longtemps.
Mais il y a plus important que la forme du verre; sa propreté est cruciale. Les impuretés que contient votre verre pourraient gâcher la formation d’une belle mousse et altérer votre expérience de dégustation. Si vous utilisez du savon pour laver vos verres (un peu comme tout le monde), assurez-vous de bien les rincer afin d’éliminer les résidus. Le savon et la mousse ne font pas bon ménage. Je déconseille aussi les bock opaques de style allemand (steiner). Ils sont souvent bien jolis avec leurs ornements, mais il ne vous permettent pas de voir ce que vous êtes en train de boire.
Si vous deviez retenir une seule chose de cet article, c’est de ne pas vous priver d’une bonne bière parce que vous n’avez pas le verre conseillé entre les mains. Une bière qui n’est pas piquée des vers sera bonne dans tous les verres!
(…)
Suggestion du moment : La Noblesse – Saint-Arnould. Il y a longtemps que je n’avais pas bu une bière qui ne goûte comme aucune autre bière. Il n’y a pas que du positif dans ce constat, mais au moins nous avons affaire à quelque chose d’audacieux. Pomme au sucre, cassonade, caramel… un mélange de saveurs sucrées qui nous berce en douceur et qui nous fait totalement oublier les 8.5% d’alcool au volume. J’y replongerai immanquablement mes papilles!
On se retrouve le 1er octobre pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là , vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.
Broue – Une nouvelle chronique mensuelle sur le blogue de Bières du Québec
Vendredi 12 août 2011
Moi c’est Pierre-Luc, mais vous pouvez m’appeler Bière-Luc. À partir du 1er septembre, je tiendrai une chronique mensuelle – publiée le premier jour de chaque mois – sur le blogue de Bières du Québec. Mon but avoué sera de vous parler de mes derniers coups de cÅ“ur ainsi que des nouveaux produits disponibles sur le marché pour remplir dignement votre chope. Par ailleurs, je ne manquerai pas d’aborder divers dossiers reliés à la bière (dégustation, vieillissement, brassage, sorties…), je soulignerai quelques événements et je prendrai parfois des photos pour vous mettre la mousse à la bouche.
Vous êtes prêts? Pas moi! Laissez-moi jusqu’au 1er septembre pour vous pondre une première chronique. En attendant, je vous invite à me suivre sur mon blogue de bières (Broue) sur DimancheMatin.
(…)
Ma suggestion du moment : À la Bourdage – Le Naufrageur (Série Chantier Naval). Délicieuse ambrée aux fraises qui balance merveilleusement bien entre une amertume fruitée et des notes d’alcool dosées. L’absence de goût sucré offre une alternative par rapport à certaines bières aux fruits qui ne font pas toujours dans la subtilité.

