Des bières pour la Saint-Valentin : quelques lampées d’amour

1 février 2012 par Bière-Luc

Je m’excuse déjà pour mon titre en lice pour le plus quétaine de 2012!

bieres_saintvalentin1Puisque nous avons les deux pieds dans le mois de février, que l’hiver est à son plus fort et que les factures mensuelles rappliquent de partout, j’ai décidé d’y aller dans le positif-rose-bonbon en pondant un article sur la bière et la Saint-Valentin. Quel est le lien entre la bière et l’amour? Il faut le demander aux brasseurs qui ont concocté des produits qui parlent d’eux-mêmes. Considérez l’ensemble des bières énumérées ci-bas comme des suggestions pour ponctuer vos ébats :

Vous avez d’autres idées de bières québécoises qui évoquent la Saint-Valentin? N’hésitez pas à les partager via les commentaires.

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On se retrouve le 1er mars pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre sur mon blogue de bières sur Voir.ca.

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Hivern’ales de Gatineau

18 janvier 2012 par Danny Turcotte

festibiere_hiver_2012C’est en fin de semaine qu’aura lieu la première édition des Hivern’ales de Gatineau au Château Cartier de Gatineau, secteur Aylmer. Ce festibière d’hiver, organisé par le Festibière de Gatineau, vous propose un week-end entre adultes, à l’extérieur comme à l’intérieur, à siroter de bonnes bières dans un décor urbain et manger de bonnes bouchées préparées par le Chef cuisinier du château, Marc Gervais. Les microbrasseries du Québec le Bilboquet, la microbrasserie de Charlevoix, les Brasseurs du Temps, et autres, vous offriront leurs produits en fût. Plusieurs autres microbrasseries seront représentées via le kiosque du Broue Ha Ha de Gatineau, qui vendra leurs produits embouteillés. Lire la suite de cette entrée »

Le levain

9 janvier 2012 par Vincent Roy

Le brassage d’une bière s’étend sur une assez longue période de temps. Une des étapes devra souvent être réalisée quelques jours à l’avance du jour de brassage. Il s’agit de la fabrication du levain (yeast starter). Je vais vous expliquer pourquoi et comment réaliser cette étape qui pourrait grandement améliorer la qualité finale de ce que vous brassez.

LevainQu’est-ce que le levain?
Aussi appelé mini bière, le levain est un mélange qui servira premièrement à réactiver une levure dormante. Puis, cela permettra à celle-ci de se reproduire et d’augmenter son nombre de cellules. Ça s’applique pour une levure liquide du magasin ou une levure récoltée et nettoyée provenant d’une ancienne fermentation. Le mélange est constitué d’eau, d’extrait de malt (généralement en poudre), de nutriment à levure (facultatif) et bien sûr, de levure. Certains ajouteront du houblon pour que le mélange ait un goût plus semblable à la bière qu’ils vont brasser. Par contre, ce n’est pas vraiment recommandé, car les huiles du houblon entoureront les cellules de la levure et, par le fait même, nuiront à leur reproduction.

Pourquoi faire un levain
La levure est un organisme vivant qui a un travail à faire. Sans levain, la levure inactive et en trop petite quantité tentant de se reproduire dans le moût risque fort probablement d’être stressée et de sécréter des produits qui détérioreront la saveur de la bière. De plus, la levure sera moins forte et elle ne consommera pas autant de sucre qu’une levure bien active. La bière aura donc des sucres résiduels et un taux d’alcool calculé plus faible, mais plus fort au goût. Le risque d’infection serait aussi plus haut, car la levure ne serait pas aussi rapide à agir. Par conséquent, elle pourrait avoir de la difficulté à devancer des bactéries possiblement présentes dans le moût. Bref, ça vaut généralement l’effort de faire un levain!

FabricationFabriquer son levain
Le levain devrait être fabriqué 3 jours avant de brasser, mais il est conseillé de sortir le contenant de levure du réfrigérateur la veille de la fabrication du levain et de le laisser loin du soleil à la température de fermentation pour éviter de stresser la levure.

1) D’abord, il faut savoir la quantité de levures nécessaire pour faire fermenter la bière. Ce chiffre variera selon le nombre de litres du brassin et sa quantité de sucre, calculée en densité.

Plusieurs outils sont disponibles en ligne pour calculer la quantité de levures (le volume de levain) nécessaires pour la bière qu’on va brasser. De mon côté, j’utilise l’outil gratuit de Mr. Malty. Il suffit d’entrer les informations nécessaires et l’outil vous dira quel volume de levain sera nécessaire. Les informations à entrer devraient être fournies avec toute bonne recette de bière (O.G = Densité avant la fermentation). Vous pouvez changer les unités de mesure dans les préférences. La date de production devrait être écrite sur les paquets de levures de la compagnie Wyeast. Pour les flacons de White Labs, il suffit de soustraire 4 mois à la date d’expiration pour avoir l’information.

2) Maintenant, il faut calculer la quantité d’extrait de malt (en poudre) blond (ou de la couleur de la bière à brasser) nécessaire pour le volume de levain calculé. La mini bière devrait avoir une densité de plus ou moins 1.040. Une tasse (250ml) d’extrait de malt dans un litre d’eau devrait donner environ cette densité. Vous pouvez utiliser le calcul suivant pour vous aider :

Quantité de levain (en ml) X 0,25 = quantité d’extrait de malt en poudre (en ml)

3) Ensuite, il faut faire bouillir l’eau (la quantité correspond au volume de levain) et l’extrait de malt dans un chaudron avec un couvercle pour 15 minutes, à feu doux, pour éliminer tout risque de contamination. Brassez de temps en temps et prenez un gros chaudron, car ça fait beaucoup de mousse en bouillant. Il est possible de mettre une pincée de nutriments à levure si vous le désirez.

Attention : Tout ce qui touchera au mélange après avoir bouilli devra être aseptisé pour éviter de contaminer la levure (thermomètre, contenant, cuillère, paquet de levure, aluminium, etc.)!Refroidir dans l'évier

4) Faire refroidir le mélange (avec couvercle, si possible). Vous pouvez tremper le chaudron dans de l’eau et de la glace dans l’évier jusqu’à ce que ça tombe en bas de 26°C.

5) Incorporer la levure, fermer le contenant avec du papier d’aluminium et bien mélanger.

6) Placer le levain à la température de fermentation et loin des rayons du soleil.

Le rôle de l’oxygène
L’oxygène est à la fois notre allié et notre ennemi. Si elle entre en contact avec la bière après quelques jours de fermentation, elle aura un effet négatif appelé l’oxydation. Par contre, elle est importante pour la levure au début de la fermentation. Dans la bière, comme dans le levain, la levure se reproduira énormément au tout début du procédé et c’est là que l’oxygène l’aidera à se reproduire en solidifiant les membranes de ses cellules. Voilà donc pourquoi il est bon de bien aérer le levain durant 24 à 36 heures. Plusieurs méthodes sont disponibles. On peut brasser de temps en temps le contenant ou utiliser de l’oxygène en bombonne, mais la méthode idéale est d’utiliser un agitateur (stir plate) qui brassera et aérera constamment le liquide. L’agitateur peut donner jusqu’à trois fois plus de cellules qu’un levain non aéré. Dans l’outil de Mr. Malty, il faut choisir notre méthode d’aération dans la liste déroulante pour que l’oxygène soit pris en compte dans le calcul.

Attention :  Il est possible de suroxygéner avec une bombonne d’oxygène pure. De plus, un contact direct entre une cellule et de l’oxygène pur pourrait l’empoisonner. Il serait conseillé d’oxygéner avant d’incorporer la levure si on utilise cette méthode

Décanter le levain
Pour les lagers et les bières à haute densité, le levain risque d’être en trop gros volume pour tout être mélangé à la bière dans le fermenteur. Certains brasseurs conseillent de ne pas ajouter plus de 5% du volume du brassin en levain pour ne pas affecter le goût. Mais que faire si le volume est supérieur? C’est très simple. La veille du jour du brassage, mettez le levain au réfrigérateur. Le lendemain, la bonne levure sera tombée au fond. Il suffira de tranquillement décanter le liquide inutile au-dessus et d’utiliser la levure au fond. N’oubliez pas de sortir le levain du réfrigérateur quelque heures avant de l’utiliser pour éviter un choc thermique lorsqu’il sera mélangé au moût.

Levure sèche
De la façon que la levure sèche est fabriquée et conservée, il n’est pas nécessaire de produire un levain pour activer ce type de levure. Il est tout de même important de choisir la bonne quantité de levures. L’outil de Mr. Malty permet de calculer cela dans la section « Dry yeast ».
Par contre, il est important de bien réhydrater ce type de levure pour bien qu’elle se mélange au moût. Pour faire cela, mélanger votre levure à 1 tasse d’eau (antérieurement bouillie) à 35-40°C. Laissez la tremper environ 15 minutes avant de la brasser à nouveau et de l’incorporer au moût. Bien sûr, tout se matériel doit être aseptisé avant d’être en contact avec la levure et l’eau.

Il y a beaucoup de subtilités autour de se sujet, mais je crois qu’on a assez bien fait le tour. Évidemment, ma méthode n’est pas la seule, mais elle a été testée et elle est appuyée par plusieurs sources d’information. Certaines choses peuvent être faites différemment. L’important est de tout garder bien propre et aseptisé, de faire des essais, de s’adapter et d’avoir du plaisir!

Bon brassage!

Les styles de bières

1 janvier 2012 par Bière-Luc

D’entrée de jeu, je tiens à vous souhaiter une bonne année 2012. Qu’elle soit houblonnée et fertile en heureuses découvertes!

(…)

styles_bieres_quebecoisesEt cette nouvelle année, j’ai envie de l’amorcer en abordant un sujet nébuleux : les styles de bières. Ce billet est publié sans aucune prétention. Je ne veux ni faire de l’éducation ni me prendre pour un autre. Je veux seulement discuter de quelques croyances et mythes qui entourent la classification des bières.

Quand on me parle de styles de bières ou lorsqu’on me pose des questions sur le sujet, mes explications s’étalent souvent à demi-mot. L’histoire, c’est qu’il y a des styles traditionnels – qui doivent respecter certains critères précis – et des styles qui sont simplement plus flous. Il y a aussi des étiquettes que je pourrais appeler des «catégories» de bières qui ne sont pas vraiment des styles. À titre d’exemple, vers la fin de l’année 2011 j’ai beaucoup entendu parler de bières de Noël. Même si cette appellation (non contrôlée) réfère à une tradition de bières qui étaient brassées pour écouler les réserves de grains avant la prochaine récolte et ainsi être servies vers la fin de l’année, l’expression «bière de Noël» n’a plus de signification réelle aujourd’hui. Les bières qu’on dit festives seront certainement plus fortes en alcool et souvent épicées, mais l’association avec la naissance du p’tit Jésus est davantage reliée à un concept commercial qu’à une idée de goût.

Dans un même ordre d’idées, les termes «lager» ou «ale», qui sont galvaudés à outrance, ne représentent pas des styles non plus. Une lager est une bière qui fermente à basse température et une ale est une bière qui fermente à haute température. Point à la ligne. Mais les grandes brasseries utilisent encore une fois ces mots à des fins de marketing. La Molson Ex est décrite comme une ale alors que la Labatt Bleue est commercialisée comme une lager (ou plus précisément une pilsner). Mais au bilan, dans la mesure que ça se vend en caisses de 24, on oublie rapidement cette subdivision futile.

Blonde, rousse, brune, noire : ce ne sont pas des styles non plus, ce sont des couleurs. Et ces couleurs sont obtenues selon la torréfaction du grain qui a été utilisé pour brasser la bière. Évidemment, les bières d’une même couleur vont partager des arômes et des saveurs qui sont justement dues aux grains, mais c’est un peu réducteur de classifier les bières – ou même les humains – par couleurs. Vous ne pouvez pas aimer les blondes et détester les brunes à moins d’avoir pratiquement tout goûté. La Montréalaise de Brasseur de Montréal, La Malauze du Naufrageur ou la Dominus Vobiscum Triple sont trois bières blondes qui n’ont que très peu de points communs gustatifs.

Je ne suis pas un grand défenseur du respect du style à tout prix. J’apprécie la créativité des brasseurs. Je suis d’avis qu’un vin d’orge, par exemple, ne devrait pas goûter la même chose d’un broue pub à un autre. Sinon, à quoi bon se déplacer? L’idée que je veux défendre ici, c’est qu’une bière doit représenter un moment de plaisir avant tout. Pas seulement une étiquette avec des mots choisis dans le but de vous vendre une illusion de ce qu’un produit pourrait ou devrait goûter. Si vous voulez que votre bière soit froide, comme disait l’autre, attendez qu’elle soit froide. Et si vous voulez que votre bière soit bonne, assurez-vous que la montagne soit bleue… et qu’elle reste au dépanneur!

Un nouveau style made in Québec ?

Parlant de classification… Vous avez peut-être entendu parler de l’Annedd’ale, ce nouveau style de bière en développement qui se veut québécois à 100%. L’idée – parrainée par le célèbre biérologue Mario D’Eer – est d’intégrer des ingrédients qui proviennent exclusivement du Québec : de l’eau, du malt, du houblon et même une levure qui aurait été isolée dans les voûtes de la première brasserie ouverte par l’intendant Jean Talon à l’époque. Pour ajouter une twist particulière au projet, l’Annedd’ale doit aussi être brassée selon certains paramètres et contenir du sapin baumier. Pour avoir goûté à deux bières du style, respectivement brassées par À l’abri de la Tempête (ÃŽles-de-la-Madeleine) et Le Naufrageur (Gaspésie), j’avoue être enthousiaste. Ces bières sont rafraîchissantes, goûteuses et elles offrent une alternative intéressante aux bières d’épinette et aux IPA peu subtiles qui inondent désormais le marché. Je vous invite à visionner le reportage de La semaine verte du 17 décembre 2011 pour en apprendre davantage sur l’Annedd’ale.

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On se retrouve le 1er février pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre sur mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.

Fermentation 101

6 décembre 2011 par Vincent Roy

La bière peut être constituée de plusieurs ingrédients qui changent d’une recette à l’autre. Par contre, l’élément qui fait que le produit final est de la bière et non du moût est la levure. Elle est la meilleure amie du brasseur. Pour vulgariser, la levure est une sorte de champignon qui consomme les sucres fermentescibles et certains autres constituant du moût pour se reproduire. En faisant cela, les cellules de la levure libèreront principalement de l’alcool, du CO2 et plusieurs autres produits qui influencent la saveur.

Dépôt de levureOn dit souvent qu’une bonne fermentation est la clef du succès pour faire une bonne bière. Une bonne fermentation va même aller jusqu’à clarifier la bière et éliminer des goûts non désirés. La levure est donc un facteur majeur du brassage, car c’est elle qui fait ce travail. Une multitude de types de levure sont disponibles et chaque type donnera un profil de saveurs et de caractéristiques différentes. On peut catégoriser la majorité de ces levures en deux familles : ales et lagers. Cet article traitera de leurs principales caractéristiques et différences. Sur la photo à droite, vous pouvez voir un dépôt de levure qui est maintenant inactive.

Ales
Cette famille de levure est la plus vieille. Ce sont généralement des levures à haute fermentation. C’est-à-dire que les cellules sont actives en haut du fermenteur. Les ales sont fermentées à des températures plus chaudes (15°C à 25°C). Ces températures augmentent l’activité de la levure. Haute fermentationÇa permet à la bière de fermenter plus rapidement. Puis, cette température favorise aussi la sécrétion d’esters qui donneront un goût plus fruité, épicé et complexe à la bière. C’est une levure qui est beaucoup plus simple à utiliser chez les brasseurs amateurs débutants, car la température du sous-sol ou d’un garde-robe peut se rapproche de ce qui est nécessaire pour les ales. L’important est surtout d’éviter les variations drastiques de chaleur.

Les styles Pale ale, India Pale Ale, Amber Ale, Porter, Stout et bien d’autres font partie de cette famille. Vous pouvez voir une ale active sur la photo à droite.

Lagers
Le terme « lager » provient de l’allemand (lagern) pour « stockage ». Ces bières sont plus longues à fermenter à cause de la température de fermentation plus froide (4°C à 10°C), qui ralentit l’activité des cellules. Ces levures sont actives au niveau inférieur du fermenteur. La majorité des bières commerciales sont faites à partir de cette famille de levure.  La lager permet d’atteindre un goût plus clair et doux à cause du faible stress de température sur la levure. Il est impératif de bien contrôler la température quand on utilise ces levures, car les imperfections seront plus faciles à déceler dans ce type de bière.

Les styles pilsner, bocks, dunkel et bien d’autres font partie de cette famille

Autres
D’autres méthodes de fermentation sont aussi utilisées, principalement en Belgique. Certains brasseurs utilisent des levures sauvages pour fermenter leur bière. C’est ainsi que les bières lambics sont créées. C’est un procédé très délicat qui augmente grandement les risques d’infection. On peut aussi utiliser une méthode semblable pour donner un goût sûr et très complexe à une ale ou lager. Les producteurs de levure offrent des levures spéciales qui permettront de reproduire cela de façon plus « sécuritaire »

La levure est un sujet bien complexe qui ne doit pas être pris à la légère. La recherche et les innovations  des 10 dernières années à ce niveau sont ce qui a permis aux brasseurs amateurs d’atteindre un niveau de qualité digne des professionnels. Il est très important de bien manipuler la levure et de préparer un levain qui éveillera et multipliera les cellules pour donner une fermentation idéale. Mon article du mois prochain vous permettra de comprendre pourquoi le levain est un élément essentiel au brassage et je vous dirai comment le préparer.

D’ici là, bon brassage!

C’est le moment des Bonnes Broues Awards!

1 décembre 2011 par Bière-Luc

Le 10 novembre dernier, je publiais un billet sur mon blogue dans lequel je nommais mes bières préférées dans certaines catégories. Puisque j’ai apprécié l’exercice, j’ai décidé de poursuivre ici. Il y aura, encore une fois, deux gagnants dans chaque catégorie. Et je me restreindrai, pour l’exercice, aux bières québécoises.

Appelons ça les Bonnes Broues Awards (BBA) :

Le BBA des meilleures bières pour remplacer un digestif sont remis à…

Le BBA des meilleures bières passe-partout sont remis à…

Le BBA des meilleures bières pour convertir ceux qui n’aiment pas la bière sont remis à…

Le BBA des meilleures bières pour cuisiner* sont remis à…

*Le choix d’une bière pour cuisiner dépend beaucoup de ce que vous préparez. Mais règle générale, il faut choisir des bières assez goûteuses pour qu’on puisse retrouver la saveur de celles-ci, même en quantité dosées, à l’intérieur d’un met savoureux. Aussi, il est préférable de ne pas miser sur des bières trop amères qui pourraient offrir des contrastes indésirables avec votre plat.

Le BBA des meilleures bières à offrir lors d’un échange de cadeaux de Noël sont remis à…

Ça brasse du côté d’Hochelaga

Quand on dit que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est en train de se revitaliser, ce n’est pas une rumeur. Hier après-midi, je suis passé chez Bières etc. Saveurs d’ici sur Ste-Catherine (tout juste à l’Est de Pie IX). Ce nouveau petit magasin offre un joli choix de bières et quelques produits du terroir. On y trouve, entre autres, les délicieuses conserves Naked Lunch. Pour ma part, j’ai acheté deux bouteilles de Frampton Brasse (la rousse et la pilsner), des nouveaux produits de la Beauce que je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter. Aussi, il est à noter qu’un nouveau broue pub ouvrira bientôt ses portes dans le même secteur, à quelques pas du Marché Maisonneuve. Il s’agit de L’Espace Public – Brasseurs de quartier. J’ai lu que l’ouverture était prévue pour la mi-décembre, mais je n’ai aucune confirmation officielle à cet effet.

À ne pas manquer…

Le 8 décembre prochain, je participerai à un souper gastronomique animé par Sylvain Bouchard (sommelier en bières – Unibroue) et Philippe Wouters (Bières et Plaisirs) au Fourquet-Fourchette de Montréal. Pour 89$ (taxes et service compris), nous aurons droit à un menu alléchant de 6 services avec des bières et des surprises.Vous avez envie de participer? Cliquez ici pour connaître tous les détails ou pour réserver pendant qu’il est encore temps. Il pourrait s’agir d’une bonne occasion pour jaser de bières.

Deux jours plus tard, le 10 décembre, une soirée de bières conditionnées en Cask se tiendra au Benelux à Montréal. Le menu très chargé et prometteur comprendra des bières d’À la Fût, Brasseurs du Monde. Brasseurs Illimités, Broadway, Dieu du Ciel, Hopfenstark, Les Trois Mousquetaires, Le Trou du Diable et évidemment du Benelux.

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On se retrouve le 1er janvier 2012 (jour de l’an) pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com. Et tant qu’à y être, je vous souhaite un joyeux Noël à l’avance!

Le Balthazar Bières québécoises ouvre ses portes à Laval

23 novembre 2011 par Éric Collard

balthazarlogoDeux ans après l’ouverture de son premier établissement à Joliette, le Balthazar ouvre une première franchise au Centropolis de Laval.  Nous avons eu la chance d’aller visiter les lieux lors des travaux d’aménagement et le plaisir de s’entretenir avec quelques-uns des associés.

Beaucoup d’espace et une terrasse ensoleillée

Ce qui frappe en entrant dans le local, c’est l’espace. Avec plus de 4 900 pieds carrés, le Balthazar pourra accueillir en tout et partout jusqu’à 600 personnes. Sur ce nombre, il y aura 200 places aux tables , une centaine sur la terrasse et le reste accoté au comptoir ou sur une table bistro.

Extrêmement bien située, la terrasse dont l’ouverture se veut deux portes de garage, promet d’être ensoleillée du lever au coucher du soleil. Lire la suite de cette entrée »

Faire de la bière chez soi

8 novembre 2011 par Vincent Roy

Le monde des bières artisanales est constante expansion au Québec. Plusieurs micro-brasseries ouvrent leurs portes chaque année pour faire découvrir le merveilleux monde de la bière artisanale à un bassin d’amateurs grandissant. Cette expansion a aussi fait réaliser à plusieurs personnes (dont moi) qu’il n’est pas si difficile de brasser sa propre bière et d’atteindre des résultats très impressionnants.

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Gagnez un forfait dégustation au Festibière de Laval

6 novembre 2011 par Éric Collard

Jusqu’à mercredi le 9 novembre prochain, courez la chance de gagner un forfait #2 au Festibière de Laval, qui aura lieu du 10 au 13 novembre à la salle Antoine Labelle.

Chaque forfait, d’une valeur de 25$ contient :

  • L’entrée pour les 4 jours au festival;
  • Le verre officiel du festival;
  • Sept(7) coupons de dégustations.

Pour participer au concours, vous devez compléter le formulaire de participation sur bieresduquebec.ca.

Bonne chance et bon festival !

Visiter la section événements pour plus de détails

Visiter le site du festival

Broue – La saison des dégustations

1 novembre 2011 par Bière-Luc

Dehors novembre, comme disait Dédé! Quand la grisaille se mélange aux couleurs des feuilles qui tombent, quand le temps froid s’installe sournoisement, quand les journées se font courtes, j’ai le goût de me réconforter avec de bonnes bières de dégustation. Au fond, la température n’est qu’un malheureux prétexte pour me permettre d’heureuses découvertes. Pour moi, l’automne est la saison des dégustations. C’est à cette période que les brasseurs lancent leurs bières les plus goûteuses (stout impériale, vin d’orge, scotch ale…). Les brassins spéciaux millésimés et les bières épicées de Noël sortent aussi – généralement – avant l’arrivée de l’hiver. Question d’inaugurer cette période de l’année, je vous présente mes plus récentes notes de dégustation…

trois_pistoles_porter_baltiqueTrois Pistoles (vieillie) – Unibroue : En fin de semaine, j’ai eu la chance de boire une Trois Pistoles vieillie de 2 ans (une 2009, pour ceux qui sont doués en math). Ce n’est pas la première fois que je goûte à une Trois Pistoles vieillie, mais je dois dire que c’est probablement la bière avec le meilleur potentiel de vieillissement chez Unibroue. Elle se complexifie sans abandonner les saveurs qui la rendent si intéressante lorsqu’elle est fraîche. Si vous avez envie de tenter l’expérience, il vous suffit de garder une bouteille debout, à la noirceur dans un endroit relativement frais et sans grande variation de température. Après tout, qu’est-ce que vous avez à perdre? Cinq ou six dollars!

Porter BaltiqueLes Trois Mousquetaires : Vous n’avez pas le droit de dire que vous n’aimez pas les porter ou les bières foncées avant d’avoir goûté au Porter Baltique des Trois Mousquetaires. C’est du café corsé, c’est du chocolat, c’est du bonbon sucré, c’est de la réglisse, c’est de la soie. Le fort taux d’alcool se laisse oublier en saveurs et on se rend compte qu’une bouteille de 750 ml, c’est loin d’être trop. Notes boisées, Café-choco, Réglisse : Voilà quelques parcelle de vocabulaire qui, je l’espère, vous mettront l’eau à la bouche.

magouille_harvest_voatsiperiferyMagouilleBrasseurs illimités : Bière à la citrouille qui goûte plus ou moins la citrouille. Encore faut-il concéder que citrouille n’est pas très goûteuse en soi. Comparable à une pale ale modérément houblonée, cette bière ne garde de la citrouille que sa teinte orangée et des notes grillées qui rappellent d’avantage la graine que la chair du fruit. Dans le genre, je préfère la recette épicée de McAuslan (St-Ambroise à la citrouille) qui goûte la bonne tarte automnale. Je lève finalement mon verre à la Magouille pour l’humour de son étiquette et le concept en général.

Harvest Ale – La Chouape : Pour l’information, une harvest ale est une bière de récole brassée avec du houblon frais. Mais vraiment frais. Directement du champs à la cuve. C’est herbeux en arômes et en saveurs. C’est rafraîchissant. C’est exquis. Je prédis qu’il y aura plusieurs autres microbrasseries québécoises qui tenteront l’expérience de la harvest ale en 2012. En attendant, celle de La Chouape est vraiment un délice. Il en reste probablement quelques rares bouteilles sur les tablettes. Si vous en voyez une, n’hésitez pas.

Saison Voatsiperifery - Brouhaha : J’avais déjà goûté à cette bière en fût, mais voilà que j’ai la chance d’en garder en réserve chez moi dans un format convivial de 341 ml. Marc Bélanger, le brasseur du Brouhaha, est carrément un génie. Il m’a donné le coup de grâce avec sa Saison au poivre sauvage de Madagascar (le voatsiperifery, justement). Avec un léger goût de pamplemousse, un pincement subtil de poivre et ses notes de lavande (étonnamment, oui), je n’ai eu d’autres choix que de m’abandonner à cette bière et me laisser bercer par ce qu’elle avait à m’offrir. Bravo!

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Une belle sortie, de bonnes bières

Le mois dernier, jour pour jour, j’étais à en train de siroter une palette de dégustation au Pub de la Microbrasserie de l’île d’Orléans (Le Mitan). J’ai passé un heureux moment avec de bonnes bières à portée de main. Ça vous inspire? La microbrasserie embouteille déjà plus d’une dizaine d’excellents produits que vous pouvez trouver un peu partout au Québec dans les dépanneurs et épiceries spécialisés. Si j’avais à vous suggérer seulement deux bières de cette micro, j’irais avec la Louis Gaborit (une costaude et somptueuse bière printanière au sirop d’érable de l’île) et la Abel Turcault (Scotch Ale à la fois caramélisé et fumé). Avec le temps froid qui s’installe, ces deux bières sont tout à fait indiquées.

On se retrouve le 1er décembre pour ma prochaine chronique sur Bières du Québec. D’ici là, vous pouvez me suivre mon blogue de bières sur DimancheMatin.com.