Chasse aux trésors

23 juin 2014 par Danny Turcotte

 

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On vous avait promis de la bière gratis à la Saint-Jean à Québec! Alors voici comment vous pourrez passer cette belle journée de congé estivale.

La chasse

Profil TwitterGrâce au dépanneur spécialisé en bière de microbrasserie québécoise, l’Axe du Malt, nous pouvons vous organiser une chasse aux trésors. Au total, il y aura 25 billets à trouver dans la ville de Québec. Demain matin, nous publierons une carte des emplacements des billets. Une fois que vous aurez trouvé un billet, vous pourrez l’échanger à l’Axe du Malt, situé au 601 rue d’Aiguillon, contre une bonne bière sélectionnée pour fêter la Saint-Jean! Les 6 premiers arrivés se mériteront également un verre à bière pour savourer leur trésor!

Le billet d’or

Un billet d’or sera caché dans Québec, contrairement aux autres, son emplacement ne sera pas marqué sur la carte. Au courant de la journée nous vous enverrons des photos par Facebook et Twitter qui vous donneront des indices. Une fois trouvé, empressé vous de l’échanger à l’Axe du Malt contre votre butin!

Règlements

  •  Vous pouvez trouver un maximum de 2 billets.
  • Les billets sont échangeables à l’Axe du Malt le 28 juin 2014 seulement contre les produits sélectionnés.
  • Vous devez avoir 18 ans ou plus pour participer.
  • Aucun achat requis.

L’Axe du Malt et Bières du Québec

19 juin 2014 par Danny Turcotte

Pour ceux qui ont remarqué depuis quelques semaines, une nouvelle section se trouve dans la colonne de droite sur www.bieresduquebec.ca. Grâce à un partenariat avec l’Axe du Malt, nous pouvons maintenant vous garder informé des nouveautés en magasin. Nous tenons vraiment à les remercier pour tout le temps et le contenu de qualité qu’ils ajoutent à notre répertoire. Ce partenariat vient par le fait même nous permettre de garder le répertoire, toujours grandissant, des bières de microbrasseries québécoises à jour.

IMG_20140618_193807Situé dans le quartier St-Jean-Baptiste à Québec, l’Axe du Malt est un dépanneur spécialisé dans la vente de bières du Québec et d’ailleurs. Vous retrouverez près de 400 variétés de produits brassicoles. Comprenant, en autre, les growlers (1.89L) de la microbrasserie des Beaux-Prés en exclusivité à Québec. Parmi ceux-ci on retrouve notamment la Mestachibo 2.0, une pale ale houblonnée au Citra, elle accompagnera parfaitement vos longues journées d’été. À 20$ (taxes incluses et consigne (4$)), c’est vraiment un bon deal! Et si vous avez faim, vous pourrez vous procurer des produits frais de la boulangerie Pain et Passion. Pour connaître tous les autres produits et nouveautés: Facebook ou rendez-leur visite!

Ça vous tente de boire de la bière gratis à la St-Jean? Nous espérons que vous serez dans la Capitale-Nationale pour ce 24 juin parce qu’on vous réserve une belle journée! Suivez notre page Facebook, nous dévoilerons tous les détails le 24 juin au matin, et peut-être quelques indices d’ici là!

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La bière et ses styles

27 mai 2014 par Vincent Roy

Si je vous parle de bière blonde, de rousse, de brune ou de noire. Ça vous dit quelque chose? Probablement que oui. C’est un type de classification des bières assez commun au Québec. Par contre, si je vous donne une noire qui goûte presque la « blonde » (schwarzbier) ou bien une blonde à 9% d’alcool (triple belge). Est-ce que le nom s’applique encore? Peut-on vraiment classifier une bière par sa couleur?

La question des styles est un sujet qui suscite beaucoup de débats dans le milieu de la bière. C’est subjectif et un peu comme en politique. À l’extrême gauche, on a les anarchistes qui disent que les styles briment la créativité et qui sont offusqués si on tente de classifier leurs produits.  À l’extrême droit, on a les conservateurs qui n’oseront jamais sortir des sentiers battus et qui boudent les bières extravagantes ou hors de l’ordinaire.

Aussi bien vous en avertir tout de suite, ce texte contiendra de mes opinions à ce sujet!

 

La guerre des styles

Tout d’abord, regardons les forces et les faiblesses de chaque côté :

Sans style : Si on regarde la bière comme un art, il est absurde de restreindre sa créativité avec des styles ou des limites. On devrait avoir la liberté de brasser ce que l’on désire, comme on l’imagine. Est-ce que la brasserie Dogfish Head serait rendue là si elle s’était contentée de brasser de la bière normale? Pas du tout. Non seulement ils ont créé des bières uniques, mais celles-ci ont inspiré une multitude de brasseurs! Par contre, si on est toujours marginal, il est très probable qu’on ne puisse plaire à bien des gens. Puis, ce n’est pas parce que c’est différent que c’est bon (ou mauvais).

Avec styles : Un  avantage indéniable de la classification par styles est la survie et la redécouverte de certaines bières. Par exemple, la Vienna lager n’était plus vraiment brassée commercialement dans sa région d’origine. Le style a tout de même survécu au Mexique, mais la bière a changé avec le temps. Sans répertoire de styles, la classique Vienna lager n’existerait plus aujourd’hui. Il y aussi plusieurs bières historiques qui refont surface de cette façon (ex : Grätzer). Ensuite, des facteurs comme l’eau, les types de malt, de levure et de houblon, l’évolution des équipements et des concepts de brassage, les lois, températures et conditions d’entreposage et plus encore ont tous eu des impacts sur les bières dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’elles ont été faites comme ça. Ce n’est pas parce les brasseurs manquaient de créativité que les bières ont convergé en ces styles, mais plutôt parce que chaque pays ou région s’est efforcé de faire le meilleur avec leurs matière première. Et c’est ainsi que de grandes merveilles ont été créées. Pourquoi faudrait-il ignorer tout le travail de nos prédécesseurs?

 

Les répertoires

Il existe plusieurs répertoires et méthodes pour classifier les bières. Il y en a aussi qui s’ajoutent au fil du temps. Personnellement, je trouve que la classification du Beer Judge Certification Program (BJCP) (http://www.bjcp.org/stylecenter.php) est la plus complète et représentative avec environ 80 styles, à ce jour. C’est sur ce répertoire que je développerai. Comme elle est la plus répandue/reconnue en Amérique du Nord, je crois qu’il serait bien qu’elle soit majoritairement utilisée pour que tout le monde puisse se comprendre, avoir un « langage » commun ou des références qui permettent de ne pas recommencer à zéro quand on veut décrire une bière.

Leur but n’est pas de restreindre les gens, mais de regrouper et classer les styles classiques ou historiques. On y retrouve des catégories (ex : pilsner, bières sûres, stout, etc.) ainsi que des sous catégories (ex : pilsner allemande, bohémienne, américaine). Chaque sous-catégorie contient une marge acceptable pour l’amertume, la couleur, le % d’alcool ainsi que la densité initiale/finale pour le style. On y retrouve aussi un texte qui y décrit ce qu’on peut ou ce qu’on doit  retrouver au niveau de l’arôme, l’apparence, la saveur, la texture, des ingrédients, le survol du style et plus encore. Certains critère sont facultatif. Certains ne le sont pas. Il faut bien y faire attention pour interpréter tout ça correctement.

Il y a des bières qu’on ne peut pas placer dans le répertoire parce que les styles sont trop récents ou pas assez répandus (IPA noire, par exemple). Pour ces bières, on a créé quelques catégories/sous catégories comme « bières de spécialité », « autres bières fumées », etc. Comme le répertoire est mis à jour de temps à autre, des modifications sont apportées périodiquement.

 

Compétition

Un des buts principaux du BJCP est d’offrir des lignes directrices pour les compétitions de bière artisanale. C’est la meilleure façon qu’ils ont trouvé de faire une compétition de la façon la plus objective que possible. Comment pourrait-on comparer une pilsner à une rouge des Flandres? C’est comme comparer une pomme et une orange! Grâce au BJCP, les entrées peuvent être jugées et notées selon le style et non en comparaison aux autres bières ou selon les préférences du juge.

 

Brasser par style

Voici quelques conseils pour bien brasser un style en particulier :

-          Bien connaitre le style. C’est en connaissant les saveurs, arômes et textures recherchées qu’il est possible de fabriquer une recette en conséquence. Le BJCP comporte souvent une section « ingrédients » qui parle des ingrédients incontournables

-          Utilisez des produits provenant de la région du style. Ça vaut souvent la peine d’être prêt à investir quelques dollars de plus pour avoir des malts, houblons ou levures qui proviennent de cette région.

-          Intéressez-vous au profil de l’eau de la région du style. Essayez de trouver le profil minéral idéal pour le style et ses ingrédients puis ajustez votre eau en conséquence. L’eau peut avoir  beaucoup d’influence sur le goût d’une bière!

 

Bière maison/commerciale

En tant que brasseur maison, le style de la bière n’a peut-être pas aussi d’importance qu’au niveau commercial. Quand je fais déguster ma bière à quelqu’un, je lui décris généralement ce qu’il va boire avant ou après. Par contre, en tant que consommateur, quand je me procure une bouteille au magasin, je m’attends à ce que l’on me dise ce que je m’apprête à acheter ou boire. Et surtout, je m’attends à ce que le contenu de la bouteille soit représentatif du style annoncé! Si j’achète une IPA impériale et que j’obtiens un vin d’orge américain, je ne serai pas un client satisfait même si elle est bien bonne! Les deux styles ne sont pas si loin, mais ils ont de très importantes différences qui changent complètement l’expérience. En plus de tromper le client, ça lui donne une mauvaise éducation au sujet de ce style!

 

Bref, avec la multitude de produits désormais disponible au Québec, n’est-ce pas un peu dépassé de référer une bière uniquement par sa couleur? Je crois que oui. Un répertoire de style comme le BJCP a beaucoup à nous offrir à condition que l’on reste ouvert aux nouveautés et à la créativité.  Je crois que c’est à l’avantage de tous de retrouver cette information sur les bouteilles.

Je participe cette année à l’organisation d’un concours de brassage amateur sanctionné par le BJCP qui se déroulera les 12 et 13 juillet : Le M.A.L.T des MontreAlers. J’y serai aussi juge pour une deuxième année. Si ça vous intéresse de participer. Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires au www.MontreAlers.ca

Les caractéristiques d’une levure

19 novembre 2013 par Vincent Roy

Quand on entend « trop c’est comme pas assez », on peut facilement relater à la création d’une recette de bière. Il y a tellement de sortes de malts, de houblons et de levures qu’on ne sait parfois plus par où commencer. Au niveau de la levure, on peut généralement les grouper en grandes familles/catégories (Anglaises, Belges, Allemande, de blé, etc.). Ça aide un peu, mais quand on regarde un peu plus loin, les levures dans une même catégorie peuvent être bien différentes!

Comment choisir? Plusieurs critères peuvent entrer en jeu. Les producteurs de levures peuvent généralement nous fournir des statistiques très avancées au niveau de chacun de leur produit. Il est très facile de s’y perdre! Je voulais donc vous donner un petit résumé des caractéristiques les plus importantes à regarder quand on cherche la levure idéale pour notre recette. Les quatre caractéristiques les plus importantes à regarder sont l’atténuation, la floculation, les températures optimales et la résistance à l’alcool.

Il faut noter que ces données sont calculées à partir d’un moût de bière normal et qu’ils ne sont pas garantis. Beaucoup de facteurs peuvent les faire varier (ajout de sucres simples, méthodes de brassage différentes, etc.).

 

Atténuation (Attenuation)

L’atténuation d’une levure nous est fournie en intervalle de pourcentage (ex : 73-80%). Ça indique le pourcentage de sucre qui est converti (en alcool, CO2, etc.) dans un moût de bière durant la fermentation. Ce pourcentage calculé à l’aide de la différence entre la densité initiale (OG) et finale (FG) de fermentation. La formule est la suivante :

[((OG-FG)/(OG-1)) x 100

L’atténuation a un impact sur la densité finale. C’est ce paramètre qui indiquera la quantité de sucres résiduels post- fermentation. Une faible atténuation donnera une bière avec plus de corps, plus liquoreuse tandis qu’une haute atténuation donnera une bière plus sèche, plus facile à boire.

Les levures à bière offrent généralement entre 65% et 85% d’atténuation.

Évidemment, d’autres facteurs ont un impact sur l’atténuation d’une bière tel que la quantité/vitalité de la levure, la température d’empâtage (qui fait varier les types de sucres dans le moût), la température de fermentation, la résistance à l’alcool et bien plus.

 

Floculation (Flocculation)

La floculation représente la capacité de la levure à se regrouper à la fin de la fermentation pour ainsi tomber au fond du fermenteur. Elle est représentée par une échelle de « très bas » (very low) à très haut (very hi). Ça a un impact direct sur la clarté de la bière. Les cellules étant moins regroupées sont moins lourdes, donc flottent. Elles tombent en se regroupant.

La floculation peut avoir un lien avec l’atténuation, car en tombant plus vite, elle se dépose au fond sans avoir fini son travail à 100%. Ça peut aussi laisser plus de diacétyle ou autres produits dans la bière, car ceux-ci sont généralement reconvertis à la fin de la fermentation

Les autres principaux facteurs ayant un impact sur la floculation sont l’âge de la levure (nombre de réutilisation) et la température de fermentation. Un manque de minéraux nécessaires pour la fermentation peu aussi entrer en jeu.

 

Températures optimales (Optimum température range)

Cette caractéristique et assez simple à comprendre. Il s’agit de l’intervalle de température idéale pour la fermentation de cette levure (ex : 18-21°C). Attention, on parle bien de la température de la bière, et non de la température ambiante, car l’activité de la levure peut générer beaucoup de chaleur à l’intérieur de la bière. La température n’est donc pas nécessairement la même que l’endroit où elle est entreposée.

Ce critère est surtout important à respecter au début de la fermentation (reproduction des cellules et fermentation primaire), car c’est à ce moment que se développeront la plupart des produits non désirables dans la bière.

Il n’est pas obligatoire de respecter cette information à la lettre, mais c’est ce que la compagnie conseille pour avoir des résultats optimaux. Rien ne vous empêche de sortir des sentiers battus, à vos propres risques.

 

Résistance à l’alcool (Alcohol tolérance)

L’alcool est une sorte de déchet sécrété par la levure. En trop grande quantité, celle-ci devient toxique pour la levure et la tue. Certaines souches sont plus résistantes que d’autres, mais elles ont toutes une limite. Les chiffres fournis sont approximatifs, car plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu comme la quantité de levures ainsi que son niveau de stress. Cette caractéristique est surtout importante à tenir en compte quand on veut faire des bières fortes. Ça peut aussi être utilisé à savoir quand on fait de l’hydromel ou du cidre et que l’on désire garder un certain niveau de sucre après la fermentation.

 

J’espère que ça vous aidera à faire des choix plus judicieux pour vos prochaines recettes. Avant tout, assurez-vous d’avoir de la levure en santé et en assez bonne quantité pour votre brassin. Sinon, les caractéristiques résumées plus haut ne vous serviront pas à grand-chose!

Bon Brassage!

Fermer son fermenteur

16 juillet 2013 par Vincent Roy

La levure à bière est un organisme très intéressant. Contrairement à bien des « êtres vivants », elle est capable de se reproduire et de se nourrir sans présence d’oxygène, de façon anaérobique. Par contre, elle est aussi capable de fonctionner en présence d’oxygène, de façon aérobique. L’oxygène augmente grandement son efficacité à se reproduire et à travailler, mais ça augmente aussi son niveau de stress, ce qui favorise la production de saveur/odeurs indésirables dans la bière. Voilà donc pourquoi il est recommandé d’aérer le mout avant d’y mettre la levure, mais d’ensuite éviter tout contact avec l’oxygène*. Il est donc important d’avoir une barrière entre l’air ambiant et la bière. Pour faire suite à mon article au sujet des fermenteurs, je croyais qu’il serait complémentaire de parler de la façon dont on ferme ou isole ces fameux contenants.

La bière qui fermente produit beaucoup de dioxyde de carbone (CO2), on ne peut donc pas tout simplement fermer le fermenteur avec un simple bouchon, car la pression à l’intérieur de celui-ci finirait par le faire exploser ou bien tuer (écraser) la levure (dans un contenant très résistant à la pression)

*On tente aussi d’éviter le phénomène de l’oxydation qui est dû au contact avec l’oxygène. Dans la phase initiale de la fermentation, l’oxygène est consommé par la levure.

 

La bonde aseptique (air-lock)

La bonde aseptique est un classique chez les brasseurs amateurs. Ça vient même avec les plus petits kits de brassage ou de fabrication de vin pour débutants. C’est un outil bien efficace pour couper le contact entre l’air et la bière tout en permettant au CO2 de sortir. Il existe deux principaux modèles. Dans les deux cas, la barrière est faite par un liquide (idéalement un liquide aseptisant ou de l’alcool fort). Les deux types s’insèrent sur un bouchon de caoutchouc. Dans un cas, une pièce amovible déposée sur le liquide est soulevée par le gaz qui s’échappe. Le CO2 est donc poussé à l’extérieur par en dessous. Dans l’autre cas, deux petites chambres en forme de « S » contiennent du liquide. Le CO2 pousse le liquide dans la première chambre et sort en bulles lorsque la pression est assez forte. La gravité remet ensuite l’eau en place. Les parties de plastique se nettoient bien quand on les laisse tremper dans du nettoyant et le caoutchouc peut être bouilli 10-15 minutes pour l’aseptiser en profondeur. Il est conseillé de se débarrasser d’un bouchon de caoutchouc qui commence à craquer. Aussi, assurez-vous toujours d’avoir assez d’eau pour créer une barrière avec l’air.

Au niveau théorique, ces deux bondes sont très efficaces. Par contre, en pratique elles sont limitées parce que la bière qui fermente activement produit beaucoup de mousse (composée de levures, protéines, particules de houblon, etc.) qui peut pénétrer dans la bonde et sortir avec le CO2. Ce cas n’est pas catastrophique, mais ça peut être salissant et ça peut favoriser la formation de moisissure. Par contre, il peut arriver que la mousse bloque la bonde. Dans ce cas, il peut arriver que la pression monte jusqu’à ce que le bouchon soit violemment expulsé. S’en suit un grand jet de bière qui peut être assez difficile à nettoyer, une fois séché. Dans le pire des cas, si le bouchon de caoutchouc est vraiment bien agrippé à une tourie. Celle-ci pourrait même éclater! Bref, je recommande personnellement l’utilisation de ce type de bouchon lors de fermentations secondaires.

 

 

Tuyau d’évacuation (blow-off tube)

Afin d’éviter les petits problèmes reliés à une bonde aseptique, le tuyau d’évacuation (traduction libre de blow-off tube) est une très bonne alternative. Il s’agit d’un tuyau installé à l’ouverture du fermenteur. Celui-ci se rend ensuite dans un contenant de liquide aseptique. Comme il est sous le liquide, le CO2 peut sortir sans laisser entrer d’air. Cela permet au surplus de mousse et de levure de sortir dans le contenant et d’éviter les dégâts. C’est la méthode qui est généralement utilisée par les brasseries commerciales. Il faut bien nettoyer le tuyau après utilisation. On peut le faire en le laissant tremper dans du nettoyant. Il est possible d’acheter un tuyau de vinyle de 1 pouce de large à la quincaillerie pour insérer à l’entrée d’une tourie regulière. On peut aussi mettre un tuyau de 5/16 de pouce dans l’ouverture d’un bouchon de caoutchouc pour bonde aseptique, mais cette solution possède quand même des risques de bloquer (chose qui m’est déjà arrivée)…

Il faut faire attention quand on refroidit la bière après avoir connecté le tube, car la bière en rétrécissant (phénomène de dilatation relié à la chaleur) peut aspirer du liquide dans le fermenteur.

 

Air libre

Dans certains cas, des brasseurs utilisent des fermenteurs ouverts. La mousse, la levure, et le CO2 (qui est plus lourd que l’air) forment une sorte de couche protectrice sur la bière. C’est une méthode plus ancienne qui n’est plus si souvent utilisée et qui demande du matériel différent. C’est bien plus risqué à faire chez soi, car il faut un endroit isolé extrêmement propre et sans vent qui peut apporter de la poussière sur la bière, sans mouche, sans fourmis, etc. De plus, dès que la fermentation devient moins active, la barrière naturelle ne sera plus efficace, la levure va tomber et l’oxygène pourra  faire son chemin.

 

Divers

Quelques personnes utilisent parfois une sorte de goujon de bois pour bloquer l’ouverture du fermenteur (après la fermentation). Ils le font pour tenter de reproduire la respiration du bois dans un baril de chêne. C’est surtout utilisé dans des bières sûres où l’on voudrait donner une touche d’oxygène à certaines levures sauvages.

Il existe aussi une façon de fabriquer une sorte de bonde aseptique soi-même avec un condom percé à l’aide d’une aiguille à l’extrémité. L’élasticité du latex permet uniquement au CO2 sous pression de sortir sans laisser entrer l’oxygène. Je l’ai testé une fois chez un ami qui avait perdu son dernier bouchon de caoutchouc et ça fonctionne. Par contre, une fois que la fermentation réduit d’intensité (réduction de pression), je ne suis pas sûr si le condom gardera toujours son étanchéité à l’oxygène. Ça peut toujours être utilisé comme plan B.

Plusieurs personnes travaillent sur des projets plus technologiques. On travaille sur des bouchons qui peuvent mesurer la température ou la densité à l’aide d’une sonde. On verra ce que l’avenir nous réservera à ce sujet.

 

Les outils sont différents, mais le principe est souvent le même. À vous de tester. À vous d’apprendre ce qui fonctionne le mieux pour vous. À vous de décider si vous voulez prendre le risque de devoir nettoyer le plafond ou non. Mon conseil : tuyau d’évacuation en fermentation primaire et bonde aseptique pour les fermentations secondaires, le vin, l’hydromel et le cidre.

Bon brassage!

Des accords bières et bouffe : du jerky, du chocolat et des Grok!

13 juin 2013 par Bière-Luc

Les accords bières et mets sont de plus en plus populaires et avec raison – c’est souvent l’occasion de faire de délicieuses découvertes. Mais dans la vraie vie (la vraie de vraie), nous n’avons pas toujours le loisir d’élaborer des accords gastronomiques complexes. Dans ces moments où le temps file, je m’en remets à mes classiques les plus simples pour l’apéro ou le dessert; voici quelques exemples :

  • Du jerky de saumon avec un bon vin d’orge (barley wine) pour le contraste sucré-salé;
  • Du chocolat noir avec un stout impérial pour la complémentarité divine.

Il n’y a pas de recette, pas de procédure. Je ne suis pas un théoricien de l’accord parfait, je suis un épicurien du plaisir spontané. Lorsque j’organise des dégustations bières et fromages à la maison, je choisis quelques bières de styles différents, une sélection variée de fromages et j’incite mes invités à goûter chaque fromage avec chaque bière. En plus de nous permettre de manger PLUS de fromage, cette façon de faire, un peu à tâtons, nous permet de tirer des conclusions sur ce qui fonctionne le mieux et ce qui est moins intéressant.
Récemment, j’ai découvert un nouveau produit qui peut accompagner la bière pour une soirée bien tranquille, une alternative santé aux croustilles par exemple : Les Grok. Il s’agit d’une collation entièrement constituée de fromage Grana Padano, un fromage italien similaire au parmesan, cuit au four. Vous pouvez en manger sans remords avec votre bière préférée, je pense à une bonne brune anglaise aux noix (La British de la microbrasserie À la Fût) ou même à la Glutenberg rousse de BSG qui, comme les Grok, ne contient pas de gluten. Si vous vous sentez plus créatif, vous pouvez aussi intégrer les Grok dans des recettes (tartare, hors d’oeuvre, salades, etc.). Je suis tombé sur une vidéo de Bob le chef qui met justement ce produit en valeur avec simplicité et bon goût.

Et parlant de Grok, il y a un concours sur leur page Facebook qui pourrait vous permettre de gagner 300$ en argent ou des produits Grok. Vous avez encore toute la fin de semaine pour participer (jusqu’à lundi 17 juin à 14h). Ça ne coûte rien d’essayer : https://www.facebook.com/GrokCanada/app_601289279883298

Pour le reste, j’aimerais connaître vos accords classique les plus simple pour marier la bière et la nourriture. Laissez un commentaire ou joignez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/BieresduQuebec

Suggestions bières hebdo : Propolis et Seigneuriale

7 juin 2013 par Bière-Luc

Deux bières, trois descriptions… allez savoir pourquoi!

Propolis – Brasserie Dunham

Blonde voilée avec une mousse très dense et épaisse. Le nez est levuré et il évoque les agrumes. En bouche, la bière se présente sous un jour très pétillant – l’effervescence est redoutable – avec des saveurs florales, des notes plus sucrées et une finale légèrement épicée. Je suis un fan de Dunham et notamment de sa Saison Rustique. À ce titre, je ne savais pas comment approcher cette Propolis qui se veut une remplaçante légitime de la Wit. Cette bière est définitivement meilleure que sa «prédécé-soeur»!

Seigneuriale – Unibroue

J’ai dégusté cette bière il y a au moins cinq ou ans lors de sa dernière parution sur les tablettes et je l’ai goûtée à nouveau récemment. Pour le plaisir de l’exercice, je vous présente mes notes de dégustation de jadis et d’aujourd’hui :

Jadis : Orange thermos des années 70. Joli bouillon. Un peu d’abricot et de banane au nez. Des Honeycombs (!) et du pain aussi. En bouche, le sucré nous attaque, l’amertume nous défend, l’épicé nous surprend, le floral nous questionne. Puis, dans une ritournelle, l’alcool s’affirme enfin comme une consolation au dilemme des saveurs. La banane nous revient. Voilà une autre bonne bière d’Unibroue que je souhaite voir revenir sur le marché. Beaucoup de surprise et de mystère. Une vraie bière de dégustation.

Aujourd’hui : Bière de couleur orangée avec une mousse précipitée. Le nez laisse transparaître quelques parts d’épices et de fruits (banane, poire). En bouche, le rappel des fruits est imminent avec une touche de caramel et de saveurs enrobantes levurées et épicées. Je suis vraiment heureux qu’Unibroue ait décidé de faire revivre ce classique, ne serait-ce que pour l’immortaliser une fois de plus.

(…)

À la semaine prochaine! Ne manquez pas mes suggestions en temps réel tous les lundis et mercredis à 16h en simultané sur Twitter et Facebook.

Week-end illimité : boire le meilleur de Montréal

4 juin 2013 par Bière-Luc

Parfois, je me dis que j’aimerais faire la tournée des meilleurs broue pubs (microbrasseries) à Montréal, ceux qui brassent leur propre bière. En fait, je ne voudrais pas tous les visiter dans une seule journée, mais peut-être en identifier quelques-uns qui m’intéressent particulièrement et déterminer un trajet qui pourrait me permettre de boire le meilleur de Montréal le temps d’une fin de semaine. Évidemment, c’est le genre de projet qu’il faut planifier pour éviter de perdre du temps et de l’argent. Et c’est là que l’astuce est de mise…

Avez-vous entendu parler du titre de «week-end illimité»? C’est un nouveau titre de transport de la STM qui est disponible depuis le début de l’année. Grosso modo, ce titre vous permet de vous déplacer à volonté en bus et en métro, dans l’ensemble du réseau STM, à partir du vendredi 18h et jusqu’au lundi matin 5h et ce pour 12$. Je pense que ce titre représente la solution idéale pour rendre ma tournée efficace et à bas prix.

Alors maintenant que je sais comment je vais me déplacer, voici mon plan de match :

Vendredi 18h : Je prends le métro jusqu’à la station De l’Église pour aller visiter le nouveau Benelux qui vient d’ouvrir à Verdun. Je dois dire que leur première succursale, celle sur Sherbrooke, est l’une de mes destinations bière préférées à Montréal et je suis sûr qu’ils ont fait quelque chose de bien au nouvel emplacement. Évidemment, je vais tenter de dénicher un verre exquis de Grande Armada, s’il en reste (parce que non, ce n’est pas un produit régulier).

Vendredi 20h : Je descends à nouveau dans le métro pour rejoindre la station Berri-UQÀM au centre-ville. Rendu là, je pourrai visiter le Saint-Bock (pour ses nombreuses lignes de fût et son impressionnante sélection de bières importées en cave), l’Amère à Boire (pour leur blanche que j’adore) et le Cheval Blanc (pour ses récentes bières houblonnées qui font jaser). Ces trois pubs se parcourent aisément à la marche une fois dans le secteur. Un verre dans chaque établissement pour demeurer sage… mais surtout pour garder la forme pour le lendemain.

Vendredi 22h : Je rentre à la maison comme un grand.

Samedi 19h : Je me faufile jusqu’au métro Rosemont et j’attrape l’autobus qui me mènera jusqu’à l’avenue de Lorimier pour commencer la soirée en beauté au Broue Pub Brouhaha. Il y a plein de classiques instantanés à découvrir là-bas. En plus, si vous passez le mardi à partir de 15h, le Brouhaha fait une nouvelle tentative dans son Randall. Pour les non-initiés, le Randall est un dispositif qui permet d’infuser des saveurs dans la bière à même la ligne de fût. À partir de là, tout est permis: j’ai déjà vu des bières être infusées de houblon, de fruits et même de bacon!

Samedi 20h : J’attrape à nouveau l’autobus pour continuer vers l’Est jusqu’au Boulevard Saint-Michel. Ensuite, je marche jusqu’au bar La Succursale qui vient de célébrer son deuxième anniversaire pour me laisser tenter par leur nouveau barley wine. Cheers!

Samedi 21h : La soirée est jeune, j’attends l’autobus sur Saint-Michel pour me rendre jusqu’à la station Joliette. À partir de là, je peux marcher jusqu’à l’Espace Public – Brasseurs de Quartier pour clore la soirée avec la recommandation que le barman me fera sur place. Des fois il faut se laisser conseiller!

Samedi 22h30 : Je rentre à la maison comme je peux.

Dimanche 17h : Je commence la soirée plus tôt pour pouvoir manger sur place et pour finir plus tôt; je travaille le lendemain. Pourquoi ne pas commencer par les 3 Brasseurs près de la station Peel? Ils servent de bonnes flammekueches et ils ont quand même quelques bières intéressantes au menu.

Dimanche 19h : Un week-end illimité de microbrasseries à Montréal ne serait pas parfait sans un arrêt chez Dieu du Ciel! qui se trouve près du Métro Laurier. Une fois chez Dieu du Ciel!, je ne peux pas vous dire à quelle heure je rentrerai chez moi… mais je rentrerai! Si je peux avoir un verre d’Herbe à Détourne (merveilleuse triple houblonnée au houblon Citra), je serai au septième ciel!

***

Au total, j’aurai fait 10 déplacements (ou plus) pour 12$. Si ça se trouve, j’aurai économisé assez d’argent pour me payer une pinte de plus! Alors, vous embarquez avec moi? Je vous réchauffe une place dans le troisième wagon à partir de la gauche ;)

Suggestions bières hebdo : 5 bières québécoises à ne pas manquer au Mondial de la Bière

1 juin 2013 par Bière-Luc

Il ne reste que deux soirées avant la fin du 20e anniversaire du Mondial de la Bière. L’heure n’est pas encore au bilan pour cette édition 2013, mais j’anticipe un réajustement majeur pour l’an prochain. Toutefois, je m’en tiendrai – pour l’instant – à quelques suggestions puisque le temps file. En guise de suggestions de la semaine, voici mon top 5 des meilleures bières québécoises que j’ai eu la chance de déguster au festival cette année.

5- Berlin Alexanderplatz – Hopfenstark
Bière de couleur pâle, voilée, avec un nez de bananes et de limonade très citronnée. En bouche, l’acidité et le côté sûr prennent toute la place. Au final, après le combat, ne reste qu’un arrière-goût fruité.

4- Grätzer – La Succursale
Jaune paille, très pâle et limpide avec un impressionnant nez boucané. La fumée se poursuit admirablement en bouche sur une trame acidulée. Une belle découverte au Mondial cette année.

3- Nano IPA – Brasseurs Sans Gluten
Blonde trouble et peu mousseuse. Nez d’herbe fraîchement coupée et de houblons verts; c’est merveilleux. En bouche, le côté fruité des houblons s’exprime avec force. L’une des meilleures bières de Brasseurs Sans Gluten à ce jour, selon moi.

2- Bonheur – Le Cheval Blanc
Blonde voilée de joie. Nez puissant de houblons fruités. La bouche est tropicale, un peu mince, mais foutrement satisfaisante en saveurs. Le bonheur, c’est Stéphane Thibodeau qui me l’a servi avec le sourire!

1- Tante Tricotante Chardonnay – Microbasserie du Lac Saint-Jean
Bière blonde-orangée, voilée, avec un nez de fruits mûrs. En bouche, le boisé donne toute ses lettres de noblesse à cette bière que je trouvais déjà exquise. Les agrumes prennent leur place dans un flux à la fois vanillé et boisée… Totalement dans ma palette!

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Quelques mentions spéciales :

- La Choutte (porter fumé) d’Archibald – Je ne savais pas que cette microbrasserie pouvait aller jouer dans ce registre. À quand du porter fumé en cannette?

- Solstice d’Été (bière sûre aux framboises) de Dieu du Ciel – Encore un succès à prévoir pour cet été. Surveillez ce brassin momentum qui sera encore disponible en quantité TRÈS limitée au mois de juin.

- La Gose de l’Alchimiste – J’ai bu quatre Gose dans ma vie, je ne considère pas que je suis un spécialiste pour analyser le style. Si je la compare à celle des Trois Mousquetaires qui est disponible en bouteille depuis quelques semaines, je dirais que celle-ci est moins sûre et plus salée. Le profil des Gose québécoises commence à se dessiner, on aime ça!

Suggestions bières hebdo : Dominus Vobiscum Triple et «E»

24 mai 2013 par Bière-Luc

Cette semaine, je vous présente l’un de mes classiques : la Dominus Vobiscum Triple de la Microbrasserie Charlevoix. Ma deuxième suggestion est une nouveauté; il s’agit de la «E», la cinquième bière de la série alphabétique de Brasseurs Illimités. J’aime l’audace et la créativité de cette série. Par ailleurs, j’ai assisté au BBQ annuel de la brasserie et j’ai pu goûter à d’excellents produits qui seront sur les tablettes très bientôt. À surveiller!

Dominus Vobiscum TripleMicrobrasserie Charlevoix

Blonde orangée et voilée avec une mousse précipitée qui s’éteint tranquillement. Nez évident de levures avec une pointe d’oranges, de bonbon sucré et un peu d’alcool quand on en cherche. Au goût, ce sont surtout les épices qui s’expriment sur un fond d’agrumes, d’alcool et de poivre. Du grand art belge… à Baie-Saint-Paul!

«E» – Brasseurs Illimités

Bière cuivrée, parfaitement limpide avec une belle effervescence et un col de mousse éphémère. Le nez vacille entre le houblon et le caramel. On décrit cette Pale Ale Américaine comme une «Cascade Light» et j’aurais tendance à être d’accord avec l’appellation. La saveur est présente, mais tout se trouve dans les nuances. Buvabilité extrême!

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À la semaine prochaine! Ne manquez pas mes suggestions en temps réel tous les lundis et mercredis à 16h en simultané sur Twitter et Facebook.